Carte Postale Ancienne – Inondation de 1910 – Hospice d’Ivry – La terre Promise

Carte Postale Ancienne - Inondation de 1910 - Hospice d'Ivry - La terre Promise

Carte Postale Ancienne – Inondation de 1910 – Hospice d’Ivry – La terre Promise

Carte Postale Ancienne – Inondation de 1910 – Hospice d’Ivry – La terre Promise
Carte photo
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L’inondation de 1910 est terrible et depuis plus de trois jours les caves de l’hospice des Incurables sont inondées. Les pompiers travaillent sans compter à pomper cette eau qui a envahie Ivry et l’hospice,  lorsqu’un grondement terrible retentit. Un des murs d’enceinte, situé le long de la ligne du chemin de fer d’Orléans, vient de s’écrouler sur une longueur de cinquante mètres. L’eau envahie alors à nouveau les Continuer la lecture

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Paris 1910 – La grande crue de la seine – Rue Bellechasse – Secouristes militaires portant secours aux habitants

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La grande crue de la seine- secouristes militaires portant secours aux habitants

Paris 
La grande crue de la seine  (janvier 1910)
Inondation de la rue Bellechasse – Secouristes militaires portant secours aux habitants
éditeur ND Phot. 
Dos séparé – circulé à découvert
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Les militaires portent secours aux habitants de la rue de Bellechasse, le 28 janvier 1910 le Petit Parisien nous retrace les péripéties de nombreux Parisiens pris par les eaux de la Seine.

L’immeuble portant le numéro 15 de la rue de Solférino qui fait face au ministère de la Guerre a dû être évacué dans la matinée. Une excavation profonde s’est en effet produite devant la porte d’entrée de la maison. L’eau s’y engouffre avec un bruit effrayant.
Le  spectacle  est   vraiment  tragique.
On entend, en effet, dans le lointain, des cris angoissants.
Ce sont les locataires d’un hôtel de la rue Bellechasse qui, à leur réveil, se sont vus bloqués par les eaux. Depuis le matin — il est alors près de deux heures de l’après-midi — ils n’ont rien mangé.
 
On les entend crier : « du pain ! Au secours ! »
Enfin, une barque peut parvenir jusqu’à eux. Un agent arrive les bras encombrés de longues miches de pain. Les « affamés » l’acclament longuement et battent en son honneur un triple ban d’allégresse.
Le lieutenant-colonel Lenfant arrive bientôt sur les lieux avec une compagnie d’infanterie, il essaye de réquisitionner auprès d’un chef de chantier plusieurs paires de bottes d’égoutier. Mais on lui répond qu’il faut… l’autorisation de la Ville de Paris… le visa du préfet, l’enregistrement dû… etc…Bref l’officier supérieur comprend qu’il n’aurait peut-être l’autorisation que dans une huitaine de jours.

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Paris- inondation de janvier 1910 – Rue de l’hotel Colbert – Un escalier original

Paris- inondation de janvier 1910 - Rue de l'hotel Colbert - Un escalier original

Paris- inondation de janvier 1910 – Rue de l’hôtel Colbert – Un escalier original

171  – Paris- inondation de janvier 1910 – Rue de l’hôtel Colbert
Un escalier original
éditeur C.M
dos séparé – circulé à découvert
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Restons dans le cinquième arrondissement de Paris en janvier 1910 et plus précisément le 31 janvier.
Voilà ce que l’on peut lire en ce jour du 31 janvier sur le « Petit Parisien »

Maintenant, les heures les plus poignantes étant passées, on peut, en quelque sorte dresser le bilan moral de cette dure semaine de janvier 1910. Plus tard et toujours trop tôt à coup sûr, on établira le bilan matériel.

Si l’on n’a pas recensé plus de victimes, si celles-ci se comptent par unités, si Paris n’a pas été affligé par de terribles pertes de vies humaines, on le doit certainement à l’organisation des secours, à la rapidité du sauvetage. Il convient de rendre à chacun ce qui lui appartient. La solidarité nationale s’est affirmée au-dessus des partis : tous les citoyens sincères, quelle que soit leur opinion politique, s’accorderont à dire que tous firent leur devoir ; les pouvoirs publics et le préfet de police, comme le gouvernement militaire de Paris. Civils et soldats furent également admirables, et ce devoir fut accompli par tous, du haut en bas de la hiérarchie administrative, avec une ardeur civique que nul, sans injustice, ne pourrait méconnaître. Le résultat est là. Lorsqu’on saura à l’étranger qu’un fléau effrayant et presque sans précédent est passé sur une agglomération de quatre millions d’habitants sans avoir, pour ainsi dire, laissé de morts derrière lui, on sera stupéfait de la grandeur de l’effort déployé, émerveillé aussi de la qualité de cet effort!…

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Paris – Crue de la Seine – Le 30 janvier janvier 1910 – Rue du fer à Moulin

Paris - Crue de Seine- le 30 janvier janvier 1910 - Rue du fer à Moulin

Paris – Crue de Seine- le 30 janvier janvier 1910 – Rue du fer à Moulin

Paris – Crue de la Seine
Le 30 janvier janvier 1910 – Rue du fer à Moulin
éditeur ELD (Ernest Louis le Deley)
dos séparé – circulé à découvert
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Laissons un peu les cartes d’illustrateurs et revenons à Paris le 30 janvier 1910 avec cette carte de l’éditeur Ernest Louis le Delley .
Après quelques jours où la Seine a été mesurée à 8,61 mètres au pont d’Austerlitz, la Seine baisse lentement, et comme cette décroissance du niveau des eaux s’est accentuée en amont et aussi sur la Marne, c’est avec un grand soulagement que l’on peut espérer en date du 30 janvier 1910 une nette diminution du volume du fleuve.
Il faudra encore attendre plus de 30 jours et une lente décrue pour que les Parisiens ne soient plus les pieds dans l’eau et pour constater les dégâts considérables de cette crue de 1910 appelée encore aujourd’hui « crue centennale »

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Cie du Gaz de Paris – Rue Félicien David – La crue de la Seine

Gaz de Paris-Rue Félicien David-La crue de la Seine - Cliquez sur la carte pour l’agrandir et en voir tous les détails

Gaz de Paris-Rue Félicien David-La crue de la Seine – Cliquez sur la carte pour l’agrandir et en voir tous les détails

Crue de la Seine – Paris – Rue

Paris – Rue Félicien David

éditeur ELD ( Ernest Louis le Deley )

Dos séparé – non circulé

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Presque tout a déjà été dit sur la crue de 1910 à Paris, alors aujourd’hui attardons-nous sur le tombereau de la compagnie du Gaz et surtout de cette compagnie en 1900.

Pour commencer un petit rappel , c’est en 1791 que Philippe Lebon fait ses premières recherches sur le Gaz d’éclairage extrait du bois, en 1792 en Angleterre  Murdoch l’extrait de la Houille.
En 1818, une Usine à gaz modèle, construite par la Compagnie « De Chabrol », éclaire l’Hôpital St-Louis, en 1820 une autre éclaire le Palais du Luxembourg et l’Odéon.

Diverses Compagnies se fondent à Paris pour fusionner en 1855 sous le nom de ‘Compagnie Parisienne d’Éclairage et de Chauffage par le Gaz’.
En 1900 le siège de la Compagnie se trouve au 6 Rue Condorcet, cette société anonyme est constituée suivant les statuts dressés par Mr Mocquard, notaire à Paris le 19 Décembre I855 et approuvée par décret du 22 du même mois.

Elle provient de la fusion des anciennes Sociétés constituées pour l’éclairage au gaz de la Ville de Paris, la Société ayant obtenu pour 50 ans  le privilège de l’éclairage et du Chauffage par le gaz de la Ville de Paris et d’une partie de la banlieue, partageant avec la Ville la moitié des bénéfices réalisés .

Il est prévu que la Compagnie du Gaz fournit le Gaz aux particuliers à Paris, moyennant o fr. 30 le mètre cube, et à différents prix en certaines localités de la banlieue.

La Compagnie Parisienne d’Éclairage et de Chauffage par le Gaz est tenue de fournir le gaz, à Paris, et dans les localités où il existe des conduites, à tout consommateur qui aura contracté un abonnement de 3 mois au moins et qui se sera conformé aux dispositions des règlements concernant la pose des appareils.
Aucun abonnement ne pouvait être refusé mais la Compagnie avait le droit d’exiger que le payement se fasse par mois, et d’avance.
L’abonné prenait livraison du gaz au moyen d’un branchement sur la conduite principale de ce branchement, les travaux et fournitures relatifs à l’appareil extérieur et intérieur étaient à la charge de l’abonné.
Le tuyau d’embranchement et le robinet extérieur destiné à mettre le gaz en communication avec les appareils intérieurs étaient fournis, posés et entretenus par la Compagnie aux frais de l’abonné, aux prix fixés par la police d’ abonnement.

Voici quelques précautions  et conseils que donnait la compagnie du Gaz à ses abonnés : Les lieux éclairés ou chauffés devaient être ventilés avec soin, même lorsque la consommation était interrompue , il devait être pratiqué à la partie supérieure du local des ouvertures appelées ventilateurs, par où le gaz pouvait s’échapper en cas de fuite ou de non-combustion. Il était aussi recommandé de graisser de temps à autre les robinets.

Pour allumer le Gaz, ouvrir d’abord le robinet principal et présenter successivement la lumière à l’orifice de chaque bec au moment de l’ouverture de son robinet.
Pour éteindre le Gaz, fermer d’abord chacun des brûleurs et ensuite le robinet principal.
Dès qu’une odeur de gaz faisait supposer une fuite, ouvrir les portes et les croisées pour faire courant d’air, fermer les robinets et s’abstenir de rechercher soi-même la fuite avec de la lumière, aviser ensuite le Directeur du Service municipal, le Constructeur de l’appareil et la Compagnie.
Au cas où une fuite aurait été enflammée, poser dessus un linge imbibé d’eau et fermer le robinet.
Ces recommandations sont toujours valables 100 ans après.

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