Clermont (Oise) – École de Préservation – Entrée principale

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Clermont  (Oise)  –  École de Préservation – Entrée principale

vendenhove,Liancourt.

Dos vert pale – non circulé

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C’est en 1895 que la première école de préservation publique pour filles est ouverte à Doullens, celle de Clermont dans l’Oise est ouverte en 1908 étant destinée à la rééducation des jeunes fille mineures délinquantes.

En 1906, la majorité pénale passe de 16 à 18 ans, les jeunes sont considérés comme des mineurs pénaux jusqu’à 18 ans, mais la majorité civile est à 21 ans.

Je n’ai trouvé que très peu de témoignages sur les conditions de vie dans ces écoles à part quelques textes du studio Henri Manuel qui  réalisa une commande de reportage  entre 1929 et 1931 sur les prisons et les institutions pour mineurs relevant du ministère de la Justice.

Le but étant de sa volonté de démontrer que la prison n’est pas seulement un lieu de détention et de punitions, mais aussi de rachat par le travail.

Il est clair que les conditions de vie de ces jeunes filles dans les écoles de préservation, ne sont pas aussi bonnes que voudrait le faire croire le ministère de la Justice.

Beaucoup de mise en scène des directeurs des écoles ne peut cacher le désarroi, la tristesse et les conditions de vie dans ces établissements.

Le directeur trône invariablement à son bureau, les lieux sont austères et incarnent l’autorité de l’école de préservation de Clermont-de-l’Oise.

Le mur du fond est plus que révélateur de l’austérité générale des bâtiments, la décoration se réduit à quelques photographies perdues sur un pan de mur d’une pièce haute de plafond

Un petit poêle est censé chauffer une pièce de plusieurs centaines de mètres carrés.

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Le texte  sur le  rapport du studio Henri Manuel texte de Françoise Denoyelle .


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Tout Paris – Rue Paul Bert et rue Faidherbe

Rue Faidherbe - Cliquez sur la carte pour l’agrandir et en voir tous les détails

1276 – Tout Paris – Rue Paul Bert et rue Faidherbe

Collection F.Fleury

Dos séparé – circulé à découvert en 1906

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La rue Faidherbe, c’est la rue de mes 15 ans et le passage du monde de l’enfance à l’adolescence.

Le cliché de la cpa a été pris quasiment à l’angle du faubourg saint Antoine entre le 11éme et 12éme arrondissement, à gauche la rue Faidherbe qui vous amène à l’angle de la rue de charonne et du palais de la femme dans le 11éme arrondissement.

C’est toute la frontière des deux arrondissements qui ont marqué mon enfance, le 11éme et  la rue de charonne avec l’insouciance de l’enfance, l’école primaire de la rue Godefroy Cavaillac, la place voltaire et son petit square, la rue richard Lenoir et son gymnase japy et sans oublier le métro charonne le rendez vous des copains.

La rue Faidherbe a été la rue du passage de cette enfance tranquille à cette adolescence difficile des quartiers populaires.

La première étape a été  l’école d’apprentissage de tapisserie situé quasiment en face de la rue Chanzy, mais je n’avais fait que  la moitié de la rue Faidherbe, et le plus dur restait à faire.

Un peu plus haut sur le trottoir de droite  en remontant la rue vers le faubourg saint Antoine se trouve la rue du Dahomey , la rue de ma première embauche comme tapissier et les premiers pas dans le monde des artisans du meuble.

Le casse-croûte du matin au café du ‘vieux chêne’  était un rendez incontournable, vernisseurs, sculpteurs sur bois, tapissiers et ébénistes se donnaient rendez vous  dès 9 heures pour manger le petit salé et la cochonnaille, le tout accompagné d’une petite piquette !

Et Voila,  j’arrive enfin  dans le faubourg Saint Antoine , à gauche sur carte postale la brasserie la ‘mandoline ‘ le refuge du soir des copains  avec les abus d’alcool et le reste, de l’autre coté la rue de Montreuil et son bar le Tamaris le deuxième refuge avec les mêmes excès .

Les années passent et le faubourg perd doucement de son charme , le petit salé se transforme en café rapidement bu au comptoir et les excès du soir  commencent à faire leurs effets ,il est temps de partir du quartier et de voir autre part ce qui se passe !!





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Magny-en-Vexin – La Halle

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Magny-en-Vexin – La Halle

Phototypie  A  Breger fréres , 9, rue de l’henard ,Paris

dos simple (éditer avant décembre 1903 ) – circulé à découvert en octobre 1903

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La même place et la même halle que sur la carte postée hier ,mais le photographe s’est placé de l’autre coté de la place .

On peut constater qu’il existait deux horloges sur la halle .

Juste  quelques lignes pour vous donner l’expression souvent écrite de  « dos simple ou dos séparé  »  pour la description  du verso d’une carte postale.

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Du début de la carte postale et avant décembre 1903 les cartes étaient éditées avec un dos simple. (Le verso pour les cartophiles) et était exclusivement réservé  pour inscrire l’adresse du destinataire,

Les éditeurs de cartes s’efforçaient de laisser de la place sur le recto (l’image) pour la correspondance, mais plus les années passaient et plus la photo sur la carte devenait envahissante.

Le 18 novembre 1903 un arrêté autorise l’adresse sur la partie droite et la correspondance à gauche sur le verso de la carte, c’est ce que l’on appelle un dos séparé.

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Magny-en-Vexin – les Halles

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Cette place est depuis des lustres la place de la halle, au XIX siècle grâce au legs de Mr Potiquet l’ancienne halle datant du XVII ème siècle est remplacée par une halle à structure métallique ,(La halle sur la CPA).

Les années passent tranquillement et la ville connaît son extension économique, vers 1965 les communes de Blamécourt et d’Arthieul sont rattachées à Magny.

Comme toujours, de nouvelles modifications de l’urbanisme de la ville sont prévues pour le bien être des habitants !

Et l’idée de la suppression de la halle couverte est d’actualité , c’est chose faite rapidement et la place se retrouve décapitée de la halle remplacé par 10 places de parking .

Bien sur c’est facile pour moi de critiquer n’étant pas habitant de cette ville, mais les raisons invoquées à l’époque étaient la construction d’immeubles à vocation sociale et des zones d’activités commerciales et économiques.

Bien sur je ne fais aucun reproche aux responsables de cette décision, mais Je connais une petite ville qui a gardé sa place et la halle couverte, cet endroit est un lieu de rencontres et de convivialité ou il fait bon de se retrouver le dimanche jour de marché, cette place est le lieu le plus économique de la ville et le dimanche tous les commerçants de la place restent ouverts pour ne pas manquer l’occasion du faire du chiffre d’affaire.

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A part la halle qui n’existe plus j’ai cherché des différences entre la carte postale et la photo d’aujourd’hui, et honnêtement la différence n’est pas flagrante !!

Magny en Vexin - place de la halle

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Et si on imaginait  la halle couverte revenue en place en 2011 ?

d'hier à aujourdhui magny en vexin


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Nice – l’Église Saint-François-de Paul et l’Opéra

Nice , Saint François de Paule - Cliquez sur la carte pour l’agrandir et en voir tous les détails

18   –   Nice – l’Église Saint-François-de Paul et l’Opéra

éditeur B.F,Paris

Dos séparé -circulé à découvert en 1905

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A quelques mètres des portes de l’opéra et de l’église Saint François de Paule cette rue était  bien connue aussi des niçois pour son célèbre marché aux fleurs.

Le petit garçon sur le devant de la carte attire tout de suite l’attention, mais derrière lui la vendeuse de fleurs parle à une femme portant une très chic tenue.

A la droite de cette femme tenant un panier d’osier marche à mon avis une domestique qui porte les courses de Madame.

Rien d’étonnant pour l’époque, de nombreuses familles aristocratiques ou bourgeoises se devaient d’avoir recours aux services de bonnes à tout faire et de domestiques divers. 

Ces bonnes à tout faire venaient très souvent du milieu paysan et c’est leur propre famille  qui pensait que la domesticité de leur fille pourrait les aider financièrement.

Il est vrai qu’à cette époque les salaires d’usines ou de fermes étaient peu élevés et l’idée d’être payée nourrie et logée attirait de nombreuses jeunes femmes à la ville.

L’idée d’un beau mariage avec une personne de la ville n’était pas à écarter, mais si un mariage ne se faisait pas il était toujours possible de revenir au pays pour se marier et aider la famille avec les économies de plusieurs années de servitudes de

« bonne à tout faire ».

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