Le monument aux morts de Charny Orée de Puisaye

Le 9 novembre 1896 a eu lieu, à Charny, l’inauguration du monument élevé à la mémoire des enfants du canton, morts pendant la guerre de 1870-71 et pendant des expéditions coloniales.

Le général Langlois, M. Loup, député, le marquis de Tryon de Montalembert, conseiller général, ainsi que tous les maires du canton et les autorités locales, assistaient à la cérémonie.

Plusieurs discours ont été prononcés et le soir, un grand banquet a réuni 120 convives.

Suite au projet d’accessibilité du centre bourg de Charny Orée de Puisaye et la prévision de déplacer le monument aux morts afin d’accueillir diverses manifestations comme par exemple l’extension du marché le dimanche, j’ai imaginé cette rue sans le monument et sans voitures grâce à ce petit montage photo.

Maintenant que les ballons rouges ont fait décoller le monument aux morts, reste à savoir maintenant où les ballons vont finir par le déposer. ?

 

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Élection de la Reine de Courtenay en 1948 à la salle des fêtes

 

Nous sommes le 21 décembre 1947. Le Comité des Fêtes de Courtenay a organisé une grande soirée dansante et l’élection de la nouvelle reine de Courtenay pour l’année 1948.

Le comité a exigé une tenue correcte pour les hommes, pas de clous sous les chaussures pour les jeunes gens et interdiction de porter des pantalons d’homme pour les jeunes filles. 

Les couples tourbillonnèrent joyeusement, entraînés par la mélodie, le rythme, et les refrains chantés du réputé orchestre du Musett’Mélodie.

Les Jeunes femmes et jeunes filles en robes longues ou courtes, apportèrent à cette belle soirée la grâce et le charme à cette belle organisation.

Tout le monde attendait le clou de la fête avec l’élection de la reine et de ses demoiselles d’honneur.

Le jury s’était réuni sous la présidence de Monsieur Chesneau, maire de Courtenay, pour procéder au dépouillement des bulletins de vote.

Les dames du jury désignèrent les plus jolies robes. 1er prix, Mlle Adèle Makowski ; 2e prix, Mlle Jacqueline Mathiot ; 3 e prix, Mlle Madeleine Bariot ; 4e prix, Mlle Paulette Gauthier ; 5e prix, Mlle Michèle Forité.

Après délibération, la reine de Courtenay 1948 sera Mlle Michèle Forité, sa première demoiselle d’honneur, Mlle Madeleine Bariot et la deuxième demoiselle d’honneur, Mlle Marcelle Fity.

Monsieur le maire remît à la Reine l’écharpe de sa dignité royale et un coffret, de parfum, les demoiselles d’honneur reçurent aussi un coffret de parfum.

Le Comité des Fêtes adressa ses vives félicitations à la Reine et à ses demoiselles d’honneur, ainsi qu’à toutes les jeunes filles dont les robes ont été primées. Il adressa également ses remerciements à M. le maire qui présida cette fête et à toutes les personnes présentes.

Tous les commerçants qui ont eu l’amabilité de donner des lots ont été aussi chaudement remerciés.

(montage photo salle des fêtes et photo élection miss France 1948)

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Courtenay – Photographie artistique et industrielle Léon Guichet Photographe

Courtenay – Photographie artistique et industrielle Léon Guichet Photographe

Le photographe Léon Guichet fait sa publicité à travers cette affiche en se montrant en plein travail devant un enfant apeuré d’être photographié. Comme beaucoup de ses confrères Léon Guichet sera dans les années 1900 en plus de photographe artistique, l’éditeur de nombreuses cartes postales de Courtenay, mais aussi d’autres villes du Loiret et de l’Yonne.

Rappelons qu’à cette époque le marché des cartes postales est si important que le moindre petit photographe ou propriétaire d’un petit commerce espérait devenir éditeur.

C’est comme cela que des milliers de petits commerces, épiceries, bureaux de tabacs, cafés, hôtel, libraires, etc. deviendront éditeurs de cartes postales (souvent d’un jour).

Il serait quasiment impossible de chiffrer et de répertorier le nombre de ces éditeurs, tellement il est important et tellement le principe était facile pour le devenir.

La plupart du temps, la démarche était la même : les plus petits commerces faisaient appel à un photographe pour le ou les clichés et ensuite à un imprimeur local qui imprimait les clichés sans oublier de rajouter le nom du commanditaire accompagné très souvent de son métier avec la mention ‘éditeur’.

Il faut dire quand même que le marché de la carte postale était un marché qui pouvait rapporter pas mal d’argent avec des ventes journalières de plusieurs dizaines de cartes postales dans un petit magasin d’une ville comme Courtenay. 

Difficile d’imaginer aujourd’hui qu’une carte postale en 1900 était envoyée bien souvent comme on envoie aujourd’hui un SMS.

Il est trés courant de lire au dos des cartes de cette époque des phrases très courtes comme « Je prends le train dans deux jours « viens me chercher à la gare à 10 h » ou tout simplement « je t’aime mon adorée » . 

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Un tombereau de fumier se renverse sur M. Vincent habitant de Courtenay – Courtenay Faubourg Notre Dame

Courtenay Faubourg Notre Dame

Un petit montage photo pour illustrer cette histoire arrivée le 2 février 1912 à Courtenay. M. Vincent venait de décharger un tombereau de fumier quand le cheval se mit à prendre le trot. Le conducteur, qui tenait l’animal à la longe, essaya vainement de le retenir. N’ayant pu abandonner la longe, il fut entraîné et tomba sous le tombereau dont une roue lui passa sur la poitrine, pendant que le cheval continuait sa course. M. Vincent se releva sans aide et put même rentrer chez lui. Ce ne fut qu’au moment où il arrivait dans sa chambre qu’il eut une faiblesse. Il dut s’aliter. Une heure plus tard, il expirait, succombant à une hémorragie interne.

(Ne cherchez pas à acheter cette carte postalecar elle n’existe pas. ( c’est un montage photo que j’ai fais pour illustrer cette histoire de 1912)

 

 

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Un conscrit introuvable à Courtenay en 1925 – La rue de la Poterne d’hier à Aujourd’hui

Bonjour à tous
Il aurait pu être un enfant comme tous les autres, un petit Curtinien de 10 ans jouant dans les escaliers de la rue de la Poterne dans les années 1915, mais sa vie sera trop courte.
Dans les années 1925, la grande guerre reste dans tous les esprits et pas question de ne pas faire son service militaire quand arrive l’âge de 20 ans.
En 1926, un conscrit de Courtenay reste introuvable.
Les gendarmes sont chargés de retrouver un insoumis aux lois militaires, Ernest Duveau, né en 1905 à Courtenay. Les gendarmes décident donc d’interroger la mère d’Ernest.
La mère de ce dernier ayant déménagé de Courtenay vit maintenant à Piffonds dans les bois du hameau des Chevaliers chez le bûcheron Duvaldier. Après un assez long interrogatoire, Léontine Duveau s’embrouille dans ses déclarations, déclarant tout d’abord qu’elle ne savait rien, ensuite qu’elle avait mis son enfant à l’Assistance publique du Loiret, un mois après sa naissance.
Prise en flagrant délit de mensonge, la mère raconta le pire scénario inimaginable et qu’en réalité elle avait tué son enfant et qu’elle avait enterré son petit corps dans un champ à Courtenay.
Il n’y aura pas de condamnation pour le meurtre de cet enfant, les faits remontant à 20 ans, ce crime sera couvert par la prescription.
Je ne sais pas si le corps d’Ernest a été recherché et retrouvé, dans tous les cas, que son âme repose en paix et aucune miséricorde à celui qui touche un enfant..
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