En 1904, à Chevillon, la rue de l’église est là, au cœur du village. Les maisons sont simples et habitées, elles font partie de la vie de tous les jours. L’église est au milieu, solide, rassurante. Devant elle, des enfants jouent, se tiennent la main, regardant l’objectif sans vraiment savoir pourquoi. C’est leur rue, leur terrain de jeu, leur monde. À Chevillon, on sent une vie calme et partagée, un village où tout le monde se connaît, où le temps prend son temps.
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Livre sur CHARNY dans l’Yonne – C’était Comment Avant ? Un voyage dans le temps
Bonjour et merci à vous tous qui depuis plus de 10 ans me suivent sur mon site de cartes postales.
À force de poster et de raconter des histoires des années de la belle époque et des années folles plusieurs personnes de mon entourage mon encouragé d’écrire un livre. Mon livre sur la ville de Charny dans l’Yonne raconte la vie au siècle dernier et bien sûr, il est illustré de belles cartes postales de cette époque. Ce livre est en vente à la maison de la presse « Aux mots Gourmand » de Charny (89) au prix de 15 €, mais aussi par correspondance 15€ + 5,50€ de frais de port enveloppe à bulles en lettre suivie.
Si vous êtes intéressé par ce livre, vous pouvez me laisser un message sur mon adresse mail : charny.cetaitcommentavant@gmail.com
Cartophilement
pascal
Saint Martin sur Ouanne dans les années 1930 – Le meurtre du maréchal des logis-chef Perreault
Continuons notre petite balade dans le temps en direction des années 1930 à Saint-Martin sur Ouanne.
En 1937, la ville compte 610 habitants administrés par le maire M. Rameau. Pour manger du bon pain et des bons gâteaux, c’est à la boulangerie de M. Hédot qu’il fallait s’adresser.
La Belle Époque et les Années folles sont terminées et malheureusement, un homme avec une petite moustache commence à faire parler de lui en déclarant à son état-major ses visées expansionnistes en voulant commencer par faire tomber simultanément la Tchécoslovaquie et l’Autriche.
On connaît la suite avec la Seconde Guerre mondiale et l’occupation de la France par les troupes ennemies. Mais revenons à la tranquillité des Saint-Martinois et Saint-Martinoises en 1937 devant la boulangerie de la place de la Gare. Comme d’habitude à cette époque, les commerces dans les petites villes sont nombreux.
Commençons par citer le boucher M. Rigollet, les épiciers, M. Get, M. Henry, M. Martin et M. Rameau. Les petits métiers ne sont pas en reste non plus, avec, M. Fournier, le cordonnier, M. Martin le coiffeur, M. Guyard, le sabotier, M. Morineau, le tailleur, M. Bernier le marchand de cycles et pour finir les maréchaux-ferrants, M. Bernier et M. Chambenoit.
Trois mois avant la déclaration de guerre, au mois de juin 1939 une affaire de meurtre avait fait grand bruit à Saint Martin-sur Ouanne, en voici un résumé. Le maréchal des logis-chef Félix Perreault et le gendarme Parde de Charny interpellaient, au cours d’une ronde à bicyclette, un cultivateur, Jules Lêcols surnommé Broutoule.
Le cultivateur réussit à se réfugier dans son grenier et s’arma de son fusil de chasse. Dès l’arrivée des gendarmes, Jules Lêcols qui était embusqué dans son grenier, les accueillit d’un coup de fusil. Le gendarme Perreault s’écroula. Il avait été tué sur le coup d’une charge de chevrotines en pleine tête. Un deuxième coup de feu claqua et le gendarme Bourrassol s’effondra, grièvement blessé à l’épaule. Au bruit de la fusillade, la femme et les cinq enfants de Broutoule sortirent de la ferme pour se mettre à l’abri. Les renforts de gendarmerie sur place, un siège de la ferme en règle commença.
Sur les coups de midi, tandis que les assiégeants cernent la maison, un coup de feu retentit à l’intérieur du grenier. Les gendarmes s’avancèrent, revolver au poing et trouvèrent le cultivateur affaissé sur une botte de paille perdant son sang abondamment. Interrogé un peu plus tard, il déclara qu’il avait voulu se donner la mort.
La justice fera son travail, mais longtemps à Saint-Martin, on parlera de cette affaire et surtout du maréchal des logis-chef Perreault qui était père de trois enfants et très estimé de ses supérieurs et collègues.
A bientôt avec d’autres cartes postales et d’autres petites histoires de nos communes de Charny Orée de Puisaye.
Pascal
Une petite image google-maps pour illustrer le Aujourd’hui de la place de la gare et de la boulangerie.
Charny – Rue de la Mothe d’hier à Aujourd’hui
Charny ( Yonne) Rue de la Mothe
Et si on voyageait dans le temps ! Pas si facile que ça de se repérer exactement dans la rue de la Mothe en regardant cette carte postale. Monsieur Philippot, le cafetier et marchand de vins a installé un banc devant son établissement. Rendez-vous compte en 1910, on comptait pas moins de onze cafés, bars, buvettes à Charny.
Citons les noms de ces cafetiers qui pendant des décennies ont donné du bon temps aux Charnycois. M. Bourreau, M. Rousseau du café Parisien, M. Chantelat, M. Vial du Cheval blanc, M. Gouard, M. Flé, M. Henry, M. Mercier, M. Prin et M. Prot.
Après des journées bien arrosées, les crises de foie et les crises de gouttes étaient les affaires de M. Galluchon et M. Michalki les deux médecins de Charny. Avouez quand même que sans regarder la vue d’aujourd’hui, cet endroit reste difficile à situer exactement, et même si la maison de droite n’a pas changé.
La maison aux trois fenêtres est aujourd’hui la caisse d’épargne et le café de l’étoile à remplacé la maison Philippot supprimant le passage qui existait entre les deux maisons.
Les arbres au loin étaient plantés dans le parc du château Guillemineau Roché, château qui deviendra la gendarmerie et une partie du parc la maison de santé que l’on connaît aujourd’hui.
À bientôt avec d’autres cartes postales anciennes des années que l’on a appelées La Belle Époque.
Une vue d’aujourd’hui de cet endroit avec une image google-maps







