Carte Postale Ancienne de Bernay – La Gare à la belle époque

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Bernay – La Gare
éditeur Collection Walter Bernay
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Dans le département de l’Eure en Normandie, Bernay en 1910 est une ville fort agréable située sur la rive gauche de la Charentonne, à 48 kilomètres d’Evreux. La gare de Bernay est mise en service le 1er juillet 1855 par la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest, lignes de Paris à Cherbourg et de Bernay à Ste-Gauburge. Le 10 septembre 1910 dans l’après-midi, un accident épouvantable s’est produit à peu de distance de cette gare de Bernay. Le train express 322, venant de Cherbourg et se dirigeant sur Paris, a déraillé à deux cents mètres environ de la gare. Ce train était parti de Cherbourg à Lire la suite

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Suite et fin du terrible accident de Chemin de Fer de Chouzy le 21 octobre 1904

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L’accident de Chemin de Fer de Chouzy le 21 octobre 1904- Cliquez sur la carte pour l’agrandir et en voir tous les détails

 

579 – L’Accident de fer de Chouzy (L-etC) – le 21 Octobre 1904 
éditeur Marcel MARRON, Orléans
Dos séparé – circulé à découvert en 1904
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Hier l’envoyé spécial était prêt à partir à Chotisy pour parler avec le maçon  Villanet, sur lequel disait-on tout d’abord pesait de si lourdes charges..! 

M. Louvet, jugé d’instruction, mis au courant de certains racontars, avait tenu à entendre sur place et sans retard un témoin précieux. La gendarmerie fut donc chargée d’alter jusqu’au bourg de Chouzy où habitait le maçon pour lui transmettre la convocation du magistrat. Mais villanet, qui travaille en ce moment aux Grouëts, était depuis longtemps déjà parti et les gendarmes allèrent le réclamer sur son chantier. Ces allées et venues de la maréchaussée, ce témoignage réclamé, tout cela prit des proportions énormes dons l’esprit des habitants. On fit donc bientôt de Villanet un inculpé…Le parquet  et c’était son devoir strict ne pouvait négliger un détail quelconque : les magistrats ne se contentèrent pas seulement de l’interrogatoire du maçon et allèrent jusqu’à la perquisition.
Les résultats en furent négatifs et Villanet, qui n’avait cessé de protester de son innocence, rentrait chez lui. Le logis était vide, ce matin, quand je m’y  suis  présenté, mais j’ai longuement causé avec quelques voisins qui paraissent tenir le maçon en grande estime et le jugent incapable d’un acte criminel. Villanet est un homme de cinquante ans ; sa femme travaille dans une biscuiterie de Blois ; un de ses fils est soldat, un autre garçon fréquente l’école de Chouzy, où la famille réside depuis une douzaine d’années.
On a parlé de difficultés entre Villanet et une garde-barrière de la voie ferrée ; il n’y a, dans les faits énoncés, rien qui puisse permettre d’accepter l’hypothèse d’une vengeance du maçon.
Car l’hypothèse d’un attentat s’accrédite de plus en plus tant à la direction de la Compagnie d’Orléans qu’au parquet de Blois.
Si le substitut du procureur de la République, M. Pierre Berger, est un homme aimable, c’est aussi un fonctionnaire discret. Un peu malgré lui, j’ai réussi à me procurer des renseignements précis  sur les constatations auxquelles le parquet a procédé sur les lieux de l’accident de concert avec les ingénieurs de la Compagnie.
On dit, vous le savez, que quarante-deux tire-fonds ont été enlevés sur la longueur d’un rail et qu’une éclisse aurait été également déboulonnée du côté extérieur de la voie  suivie par le rapide 31.

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Suite du récit du terrible accident de Chemin de Fer de Chouzy le 21 octobre 1904

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L’accident de Chemin de Fer de Chouzy le 21 octobre 1904- Cliquez sur la carte pour l’agrandir et en voir tous les détails

578 – L’Accident de fer de Chouzy (L-etC) – le 21 Octobre 1904 
éditeur Marcel MARRON, Orléans
Dos séparé – circulé à découvert en 1904
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Hier, nous étions restés sur l’hypothèse d’un acte criminel , continuons le récit de ce terrible accident de 1904. 

Le 22 octobre. Sans trêve ni repos, les équipes de poseurs et d’ouvriers empruntés aux dépôts de Tours et de Blois, travaillent sur les lieux où s’est produite la catastrophe. Comme Vous le savez, la circulation a pu être rétablie dès vendredi soir, à l’aide d’une voie provisoire unique et d’un service de pilotage. Sur le chantier, où règne une fébrilité active, on a, grâce à de puissants appareils d’éclairage, amenés par le train de secours; travaillé toute la nuit dernière.

Pour dégager la voie obstruée par les débris du train 18, on a, par des terrassements, facilité le glissement de la locomotive, du tender et du fourgon ce dernier les roues en l’air  qui maintenant gisent dans le large fossé bordant la voie, Les ingénieurs feront procéder à un, démontage sur place.

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Entre Chouzy et Onzain – l’Accident de chemin de fer le 21 octobre 1904

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L’Accident de Chemin de Fer de Chouzy (L-et-C) – 21 octobre 1904 
éditeur Marcel MARRON, Orléans
Dos séparé – circulé à découvert en 1904
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Voici la suite du reportage de l’envoyé spéciale du Petit Parisien Paul  GREZ.

Un Navrant Spectacle:

Les voyageurs du rapide, que le déraillement avait surpris en plein sommeil, avaient déjà pour la plupart abandonné les wagons.

À leurs cris d’effroi répondirent bientôt des clameurs effrayantes, des appels déchirants dominant les sifflements de la vapeur.

La locomotive de l’express de Nantes, une machine de soixante-dix tonnes et son tender avaient, après le choc, rebondi de l’autre côté de la voie et roulé dans le fossé, en bas du remblai haut de deux mètres environ. Le fourgon de tête avait comme un boulet défoncé l’avant d’un wagon couloir de deuxième classe qui le suivait. La toiture avait en partie été enlevée, disparue la partie gauche, émiettés les boiseries des compartiments.

Oh ! cette vision tragique dans la nuit, en pleine campagne, de gens affolés fuyant éperdus de tous côtés pour revenir bientôt joindre leurs efforts a ceux du personnel des trains et aussi ceux des gares de Chouzy et de Onzain qui, ayant entendu le formidable choc et pressenti, le malheur, accouraient, accompagnés des habitants des localités voisines

Pendant ce temps, le télégraphe avisait le chef de gare de Blois qui, lui aussi, de son côté, préparait les secours médicaux, envoyait chercher plusieurs docteurs. Les victimes étaient nombreuses, Hélas !

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L’Accident de Chemin de Fer de Chouzy le 21 octobre 1904

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L’Accident de Chemin de Fer de Chouzy (L-et-C) – 21 octobre 1904 
éditeur Marcel MARRON, Orléans
Dos séparé – circulé à découvert en 1904
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Voici ce que l’on pouvait lire sur le Petit Parisien au lendemain de cet accident de chemin de fer de Chouzy.

Déraillement du Rapide Paris-Bordeaux. Wagons tamponnés par un Express. — Trois Morts, sept Blessés. — La première Enquête— On  croit à un Attentat.

Tours, 21 octobre 1904

L’effroyable catastrophe qui vient de se produire sur la ligne d’Orléans, à quelques kilomètres de Blois, a soulevé une émotion d’autant plus vive qu’elle parait devoir être, attribuée tout au moins beaucoup ici le croient – à une manœuvre criminelle. Cette obsédante pensée que tant de deuils, tant de sang, tant de larmes peuvent être la conséquence du geste d’un misérable est, vous   l’avouerez trop  déconcertante, trop folle pour que l’esprit se décide à l’admettre sans hésitation. Ne doit-on pas rechercher les causes de cet accident dans une sorte de fatalité secondée par un inimaginable concours de circonstances Quelques minutes, quelques secondes peut-être, et la collision, c’est-à-dire l’irrémédiable, était évitée.

Les renseignements que j’ai pu recueillir auprès de personnes ayant assisté sinon à l’accident lui-même, tout au moins au sauvetage des victimes ne permettent pas d’accepter comme exacte la version d’un odieux ! attentat, quelques soupçons, que l’on puisse avoir contre un individu aux allures fortement  suspectes.

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