Suite du récit du terrible accident de Chemin de Fer de Chouzy le 21 octobre 1904

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L’accident de Chemin de Fer de Chouzy le 21 octobre 1904- Cliquez sur la carte pour l’agrandir et en voir tous les détails

578 – L’Accident de fer de Chouzy (L-etC) – le 21 Octobre 1904 
éditeur Marcel MARRON, Orléans
Dos séparé – circulé à découvert en 1904
§

Hier, nous étions restés sur l’hypothèse d’un acte criminel , continuons le récit de ce terrible accident de 1904. 

Le 22 octobre. Sans trêve ni repos, les équipes de poseurs et d’ouvriers empruntés aux dépôts de Tours et de Blois, travaillent sur les lieux où s’est produite la catastrophe. Comme Vous le savez, la circulation a pu être rétablie dès vendredi soir, à l’aide d’une voie provisoire unique et d’un service de pilotage. Sur le chantier, où règne une fébrilité active, on a, grâce à de puissants appareils d’éclairage, amenés par le train de secours; travaillé toute la nuit dernière.

Pour dégager la voie obstruée par les débris du train 18, on a, par des terrassements, facilité le glissement de la locomotive, du tender et du fourgon ce dernier les roues en l’air  qui maintenant gisent dans le large fossé bordant la voie, Les ingénieurs feront procéder à un, démontage sur place.

Les wagons indemnes ont été ramenés à Onzain, où l’on a également garé, à la disposition du parquet de Blois, la carcasse informe du wagon à couloir de deuxième classe où périrent le lieutenant Champenois et les enfants Lagorce.

Replacer sur roues la locomotive du rapide de Bordeaux n’était pas une tache aisée clans de ballast défoncé, labouré, n’offrant qu’une base d’appui fort incertaine aux puissants vérins nécessaires pour soulever et remettre d’aplomb cette masse énorme dont tous les organes ont, du côté de l’entre-voie, été mutilés, arrachés.
A midi, la plus délicate des phases de l’opération était achevée : la machine reposant sur un fragment de voie provisoire a pu être éloignée, ce qui dégage le tender sur lequel s’arc-boute le fourgon aux bagages du rapide de Bordeaux resté en équilibre sur les deux roues de gauche.

Par crainte d’une chute, il a fallu étayer cette voiture et aussi le sleeping-car resté accroché à. un poteau télégraphique.
Les difficultés d’ordre matériel restant a vaincre, sont maintenant moins grandes et demain ou lundi au plus tard, les voies auront repris leur aspect normal.

J’ai voulu profiter de mon arrêt forcé à Onzain pour pousser une pointe jusqu’à Chotizy, et rendre visite au maçon Villanet, sur lequel disait-on tout d’abord pesait de si lourdes charges, que le bruit de son arrestation avait même couru ici avec une singulière persistance.

La suite demain avec une autre carte postale montrant ce terrible Accident de Chemin de Fer de Chouzy 

 

 

 

 

 

 

 

 

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