Extrait du Film d’animation sur les 14 communes de Charny Orée de Puisaye

Bonjour à tous, continuons notre balade dans nos communes de Charny Orée de Puisaye…

Prenons la route de Dicy en 1910 avec ce petit film et ce montage photo . Cet extrait fait partie du film que j’ai en préparation sur nos 14 communes de Charny Orée de Puisaye à travers des centaines de cartes postales de la belle époque (activer le son).

À cette époque, le maire est M. Moreau et la ville compte 442 Dicycois et Dicycoises. Attention, un bolide arrive à Dicy, l’arrivée d’une automobile de ce genre à l’époque était toujours un événement, tellement on était habitué de voir quasiment passer que des attelages hippomobiles.

Rendez-vous compte, en 1900, on compte à peine 2 000 véhicules, le parc automobile de la France des années 1910 passe à 50 000 véhicules à moteur, tous confondus.

L’arrivée de ces automobiles sur les routes de France fait changer les règlements de circulation. Tout propriétaire devra, avant de mettre une voiture en circulation, adresser au préfet du département une déclaration dont il lui sera remis un récépissé.

Bien sûr, la puissance de ces véhicules bruyants fait déjà débat et une limitation de vitesse sera fixée dès 1900.

Tous les conducteurs devront rester maîtres de leur vitesse ; en aucun cas, cette dernière ne devra pas dépasser 30 kilomètres à l’heure en rase campagne et 20 kilomètres dans les endroits habités.

La vitesse, dans les passages étroits ou encombrés devra être ramenée à l’allure d’un homme au pas. En ce qui concerne les équipements des véhicules, toutes les machines devaient être  munies d’une trompe d’appel, et à l’avant d’un feu Blanc et d’un feu vert.

Bien sûr pas de permis à points, mais tout conducteur devait être porteur d’un certificat de capacité délivré par le Préfet à la suite d’un examen passé devant un ingénieur des mines. 

À bientôt pour de nouvelles balades dans notre belle région.. Pascal

 

 

 

 

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Carte Postale Ancienne de Charny – Fête des Ponts – Le défilé

 

Charny – Fête des Ponts – Le défilé – éditeur G. Morlot – Charny

Nous voilà arrivés à Charny  en 1910 pour la dernière étape de notre balade dans les communes de Charny Orée de Puisaye. A cette époque, la ville compte 1425 Charnycois et Charnycoises administrés par le Maire et docteur M. Roché. 

La liste des commerçants et des petits métiers est tellement longue qu’il me fera une bonne dizaine de cartes pour citer tous les noms. Citons aujourd’hui, un boulanger, M. Botté; un boucher M. Benard; un bourrelier, M. Duport; un épicier, M. Baujard, un cordonnier, M. Besnard et pour terminer cette première liste le café du cheval Blanc de M. Vial. 

Et si on imaginait que la pandémie était terminée, le monde a vaincu le coronavirus et que c’est la fête à Charny comme ce dimanche 11 août 1912 ou tous les habitants de Charny avaient fêté un concours agricole et le festival de musique. 

A cette occasion, la population de Charny avait fait merveille pour recevoir ses visiteurs et la ville était littéralement enfouie sous une chatoyante parure. Fleurs naturelles et artificielles des plus variées, sapins, guirlandes de papier et de verdure, ainsi que des lustres élancés, avaient été disposés avec un goût raffiné dans chaque rue.

Il y avait aussi des arcs de triomphe majestueux et d’un long travail. Rue Saint Martin, arc surmonté d’une lyre et portant un transparent avec : Honneur aux Sociétés musicales. Rue des Ponts, arc avec transparent en couleurs représentant un laboureur à son travail.

A l’entrée du pays, route de Saint-Maurice, arc agrémenté de deux silhouettes d’agriculteurs. A l’entrée du faubourg Lamothe, arc surmonté d’une charrue et portant les inscriptions : Agriculture, Industrie.

Complimentons sincèrement la municipalité et tous les habitants pour la charmante décoration de leur ville.

Dans l’après-midi, les fanfares de Toucy, Champignelles, Saint-Maurice-sur-Fessard et Courtenay ont donné des concerts au Pont, places de l’Hôtel de Ville, rue Victor-Hugo et rue de la Mothe. Les auditeurs étaient nombreux et ils ont fait la fête aux excellents musiciens.

Les sociétés musicales se sont ensuite regroupées et ont défilé en ville pour arriver sur la place du Marché, où avait lieu la distribution des récompenses du concours agricole. 

J’ai hâte de voir un jour Charny-orée de Puisaye décoré de milliers de fleurs et de guirlandes, des gens qui dansent au rythme des musiciens de rues, un bal populaire, des saltimbanques sur la place du marché et surtout des gens heureux.

Pascal 

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Carte Postale Ancienne de Perreux – La Grande Rue

Perreux – La Grande Rue – éditeur Saget.  

Avant dernière étape de notre balade dans le passé à travers nos communes de Charny Orée de Puisaye.

Nous voici dans la grande rue dans les années 1910, à cette époque les Perreusiens, Perreusiennes sont au nombre de 612 administrés par le Maire M. Pierron.

Pour venir à la foire, ce sont tous les 16 de chaque mois et pour la fête patronale, il faudra attendre la Trinité. Le marchand de chevaux était M. Durant et les agriculteurs, M. Fourchotte, M. Garceau et M. Lemaire. À noter sur la commune le château de Montigny propriété du comte de Beauregard.

Je ne connais pas trop la ville du Perreux, mais la première chose qui m’a étonné en voyant cette carte postale, c’est la hauteur et la forme du clocher de l’église par rapport à celui d’aujourd’hui.. ( je n’ai pas trouvé la date de ce changement, si vous avez la réponse ne vous gênez pas)

Sur de très nombreuses cartes postales de la belle époque, on voit souvent des personnes assises tranquillement sur un banc ou une chaise installées devant leur maison.

Cette habitude était un moyen de communication entre voisins et de se tenir au courant des petites histoires et des petits ragots. En parlant de petite histoire voilà ce qui s’est passé en septembre 1912. Les familles Paré et Masson, du hameau de la Coudre, commune de Perreux, vivaient en mauvaise intelligence. Mlle Juliette Paré, âgée de 21 ans, qui gardait ses vaches, s’est disputée avec Mme Masson qui passait près d’elle avec une botte d’herbe.

Des paroles aigres-douces furent échangées, puis des coups. Juliette Paré cassa un bâton sur le dos de Mme Masson et lui laboura la figure avec tant de brio qu’elle  lui ensanglanta le visage.

Juliette Paré, prétendra qu’elle était en état de légitime défense, ce qui ne l’empêchera pas d’être condamnée à 8 jours de prison avec sursis. De plus, elle devra payer 100 fr. à Mme Masson à titre de dommages-intérêts.

Pascal 

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Carte Postale Ancienne de Chène-Arnoult – La Mairie

Chène-Arnoult – La Mairie

Un peu de repos dans notre balade autour des communes de Charny Orée de Puisaye en s’asseyant tranquillement devant la mairie de Chène-Arnoult en 1910. 

A cette époque le maire est M. Chapuis et les Quersusarnuliens et les Quersusarnuliennes sont au nombre de 275.

Le troisième dimanche de mai et le huit décembre c’est jours de fêtes patronales et c’est l’occasion d’aller boire une Chopine ou une Fillette au café de chez  M. Bornat et de M. Rabillon.

Citons nos agriculteurs qui ont travaillé dur les terres de Chêne-Arnoult et commençons avec M. Gathelier, M. Grognet, M. Pompot et M. Tripot.

Un problème de fer sur un cheval M. Martin le maréchal-ferrant était toujours présent à sa forge. Pour une paire de sabots neufs il fallait aller taper à la porte de M. Diverly le sabotier. Un tonneau qui fui direction le tonnelier M. Bornat (L).

A noter que le pressoir était l’affaire de M. Millot et que le château était la propriété de Mme Pignon.

Un petit fait divers arrivé en 1909 pour les amateurs de la petite histoire de nos communes..

M. Léon Mourrier, était venu à bicyclette pour travailler à la ferme de La Fontaine (Chêne-Arnoult), gérée par Louis Baron. Son travail terminé, M. Mourrier rentra à Fontenouilles et s’aperçut de la disparition de la plaque de contrôle de sa bicyclette. Ses soupçons se portèrent  trés rapidement sur les époux Baron.

Après une petite enquête chez le débitant de plaques et ne trouvant aucun achat de plaque au nom de Baron, madame Baron avoua le larcin, en ajoutant que son mari ignorait cette indélicatesse.

Aujourd’hui, cette petite histoire nous fait rire, mais il faut savoir que dès 1893 tous possesseurs de vélocipèdes étaient redevables d’une taxe annuelle de 10 francs pour chaque vélocipède et 6 francs à partir de 1898, un quart du produit de cette taxe était attribué aux communes.

En 1900, les plaques étaient valables 4 ans et les propriétaires devaient faire graver sur leur plaque, leur nom, prénoms et adresse.

En 1907, le prix sera revu à la baise pour arriver à 3 francs. De 1907 à 1921, il y aura chaque année une émission d’une plaque d’un modèle différent.

Pour vous rendre compte ce que représentait 3 francs en 1907, à cette époque un pain de 4 livres coûtait 0,80 franc. Il faudra attendre l’année 1958, pour que cette taxe (impôt) sur les vélocipèdes soit définitivement abandonné.

Aujourd’hui, ces plaques de Vélo sont recherchées et collectionnées par les Placocyclephiles. 

Pascal 

 

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Carte Postale ancienne de Prunoy – Maison d’école

Prunoy – Maison d’école

Un petit tour dans le passé… Direction Prunoy devant la maison d’école.

En 1910, Prunoy est une ville de 619 habitants administrée par M. Paul Gillon. La liste des commerçants et petits métiers installés à cette époque à Prunoy est assez longue pour documenter plusieurs cartes postales.

Mais citons quelques noms qui ont fait vivre la ville à cette époque et commençons par le boulanger M. Roy, le débit de tabac de M. Poitrat, le tailleur M. Aveline, le bourrelier M. Desgardes et M. Ladoué le charpentier. À noter sur la commune le château appartenant en 1910 au comte Aimery de Goyon.

Revenons à notre carte postale, le maître d’école a fait attention que les petites filles soient bien toutes regroupées devant le portail. Aujourd’hui, ce style de photo serait quasiment impossible à faire  » Les filles avec les filles et les garçons avec les garçons. »

Les filles auront attendu la loi Duruy de 1867 pour voir imposer l’ouverture d’une école des filles dans les communes de plus de cinq cents habitants et plus de cent ans après cette loi pour jouer avec les garçons à la récréation.

Il faudra attendre 1945 pour que les femmes françaises puissent enfin voter…

Un petit mot sur Monsieur Paul Gillon, maire de Prunoy, mort en 1917 à l’âge de 48 ans.

Ses obsèques ont été purement civiles. L’adjoint, ceint de son écharpe, marchait en tête du convoi. Les enfants des écoles entouraient le cercueil, puis suivait une foule de parents et d’amis qu’on peut évaluer à 400 personnes.

Mobilisé dès le début de la guerre comme garde-voie, M. Gillon avait été renvoyé avec ceux de sa classe et avait pu reprendre ses occupations, mais le changement de vie avait aggravé la maladie qui devait l’emporter.

Républicain d’avant-garde, M. Gillon jouissait de l’estime de ses concitoyens qui l’avaient envoyé, en 1901, en remplacement de son père, décédé, siéger au conseil municipal, où il ne tarda pas à faire apprécier ses qualités et ses connaissances. Il devient adjoint, puis maire. Son mandat lui fut renouvelé deux fois.

Sur sa tombe, trois discours ont été prononcés par M. Delafin, M. Métier, et Dalouzcau l’instituteur.

Pascal

 

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