Courtenay – La place le jour du marché à la belle époque

Courtenay la place le jour du marché

Nous sommes un jeudi de 1914 et c’est le jour du marché à Courtenay.

La ville compte 2876 habitants administrés par le maire M. Chesneau. Les marchands de bestiaux sur la commune en 1914 sont M. Bajou, M. Garnier, M. Marchaison, M. Neveu et M. Vincent. Pour la vente de chevaux, c’est M. Morisson et M. Ravisé à qui il faut s’adresser.

Pour l’achat d’une belle bicyclette ou la réparation de son vieux vélo, les maisons Drouet, Fribaultet Prévost sont à votre service. Pour louer une voiture hippomobile et chose plus rare, une automobile, on demande à la maison de M. Barrière ou de M. Glandon.

La ville compte aussi une belle usine de 2500 m2 de bâtiment appartenant à M. Lebeaupin où l’on fabrique des barattes et des écrémeuses. Cette même usine sera complètement détruite par un incendie dix ans plus tard, en 1924.

Tout est calme à Courtenay en ce mois de mars 1914 et on ne peut pas imaginer que dans quatre mois la grande guerre va commencer.

En ce mois de mars 1914, les prix sur le marché de Courtenay sont encore raisonnables. À la fin de la guerre en 1918, les prix auront quasiment doublé, et continueront d’augmenter. La France connaîtra une inflation d’une ampleur inconnue après un siècle de stabilité.

L’indice des 13 produits de première nécessité passera de 100 en juillet 1914 à 261 en octobre 1918.

Voici quelques prix constatés en 1914 puis en 1917 sur le marché de Courtenay.

Les 75 kg d’avoine pour 32 fr (60 fr en 1917), le pain blanc à 0,40 fr le kilo (0,55 fr en 1917), 1 kilo de beurre à 3 fr (6,90 fr en 1917), un lapin à 3 fr (5,50 fr en 1917) , 1 kilo de veau à 2,50 fr (4,50 fr en 1917), 1 kilo de porc à 2,30 fr (5,80 fr en 1917) etc. etc.

À bientôt avec « La petite histoire » de Courtenay de la belle époque et des années folles.

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Carte postale Anciennes de Robinson – Un Ane récalcitrant

Robinson-Un-ane-récalcitrant. - Cliquez sur la carte pour l’agrandir et en voir tous les détails

Robinson – Un Ane récalcitrant – Cliquez sur la carte pour l’agrandir et en voir tous les détails

5 – Robinson – un âne  récalcitrant 
E – Hangard,éditeur, Robinson 
Dos séparé – circulé à découvert en 1904
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Cette carte de Robinson est assez courante et s’achète entre 4 à 10 euros selon l’état, bien sûr des vendeurs affichent des prix de 20€ voire 30€ pour cette carte… Passer votre chemin si vous voyez ces prix.
Les guinguettes de Robinson deviennent un des hauts lieux de la fête et attirent de plus en plus de monde, à tel point que la ville de Robinson devient un lieu incontournable des fêtes du dimanche. Le succès fut si grand que tous les établissements se firent concurrence, si bien que, ne sachant plus ensuite lequel avait été le premier, chacun y allait de sa publicité. Citons quelques noms des célèbres guinguettes de Robinson de la belle époque; au Vrai Arbre ,  le Grand arbre , l’arbre des Roches ,  au Grand Saint-Éloi,  L’Ermitage … etc. etc.

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Carte postale gaufrée illustrée publicitaire

Carte Gaufrée - Cliquez sur la carte pour l’agrandir et en voir tous les détails

Voici une carte fantaisie gaufrée, au demeurant très banale !

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Tarif carte - Cliquez sur la carte pour l’agrandir et en voir tous les détails

Le dos de la carte nous donne le tarif des cartes vendues par 100.

Pour donner une  référence à ces prix dans le temps, je vais prendre l’éditeur célèbre  « BERGERET » qui vendait au prix de gros 1.000 cartes postales 40 francs en 1900 !

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Paul Becker - Cliquez sur la carte pour l’agrandir et en voir tous les détails

Voici l’intérieur de la carte une fois ouverte .

La Maison Paul Becker fait sa publicité et dénonce une pratique que  je ne soupçonnais même pas !

A en croire Paul Becker ,les distributeurs ou revendeurs de cartes postale de provinces payaient plus cher leurs cartes que les revendeurs de la région Parisienne !!

Cette pratique devait être assez courante chez les éditeurs parisiens pour la dénoncer avec autant de véhémence en écrivant !

J’ai décidé de faire  cesser l’injustice’ qui consiste à faire payer La même marchandise beaucoup plus cher au client de province qu’à celui de Paris !

En tout cas Paul Becker était éditeur mais aussi un précurseur de la publicité comparative en dénonçant cette pratique de ses confrères éditeurs  !!

Aujourd’hui pour faire des bonnes affaires il faut souvent  aller en province pour trouver le petit garagiste pas cher ,l’artisan compétant est bien moins cher que sur la région parisienne , le bon restaurant à des prix abordables.. etc etc etc .

Mais le parisien reste toujours méfiant à l’annonce des prix , pensant que les provinciaux changent leurs prix en fonction des accents.

Peut être un retour normal  de manivelle, mais Le parisien a la mémoire courte !!

 » La petite phrase  « Vous ne me prenez pas  pour un parisien des fois » .

Prend aujourd’hui  tout son sens !! « 


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