Le cabaret Aristide Bruant 84 boulevard de Rochechouart d’hier à Aujourd’hui

Cette photo de 1928 colorisée représente le célèbre cabaret d’Aristide Bruant tel qu’il était 3 ans après la mort du célèbre et très populaire chansonnier de Montmartre. Je ne vais pas retracer la vie de Bruant en quelques lignes, d’autres personnes l’ont fait pour moi et je vous recommande les deux livres de Jeanne Dubois-Bermand. Je vais tout simplement vous préciser ce que l’on pouvait trouver comme boutiques et petits métiers sur cette portion du boulevard Rochechouart en 1928. Bien sûr au N° 84 le cabaret d’Aristide Bruant qui avant 1885 était le cabaret du Chat Noir de M. Rodolphe Salis. Dans le même immeuble du N° 84 habitaient l’artiste peintre Formisyn, M. Gossé le graveur de musique et M. Durant le papetier. Au N° 80 le Théâtre Trianon et au 82 le café Brasserie du Trianon. On peut voir au N° 86 l’enseigne représentant une paire de Lorgnons de l’horloger M. Carton. Au même numéro, la brasserie de Mulhouse et sa bonne bière et au N° 88 l’excellent restaurant de la maison Duch. Je vous laisse juger par vous-même ce qu’est devenu le cabaret mythique d’Aristide Bruant avec une image montage google-map de 2020.

 

 

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Carte Postale Ancienne de Villefranche Saint-Phal d’Hier à Aujourd’hui

Bonjour à tous
Pour faire suite au message de Laurent sur Facebook de l’arrivée d’un nouveau boulanger à Villefranche et pour dire bienvenue à Adeline et Sylvain Tillier voici une carte postale des années 1910 de Villefranche Saint-Phal.

 Le photographe de l’époque s’est installé route de Villeneuve pour immortaliser ce cliché. Sur la gauche, la plaque du notaire M. Lelievre et sur le mur de droite une belle plaque publicitaire du chocolat Menier. 

Tout au bout de la rue et juste derrière l’église se trouvait il y a quelques années la boulangerie avant qu’elle déménage route de Joigny. Personnellement, je préférais l’endroit où elle se trouvait avant, même si le stationnement n’était pas toujours facile. 

 En 1910, le maire est M. Gache et les 747 habitants n’ont pas trop de problèmes de stationnement pour acheter chez le boulanger M. Dorare un gros pain de 4 livres à douze sous, soit soixante centimes de Francs dans les années 1900. Très souvent je demande à des amis ..Tu te rappelles combien tu payais une baguette avant l’euro …Attends que je me rappelle, 1,5 francs… Mais non mon vieux on payait en 1999 en moyenne 4 francs la baguette ( 0,60€), et aujourd’hui en moyenne 0,85€.       

Comme très souvent dans nos petites villes, le temps a moins transformé nos rues que dans les grandes agglomérations. Cependant le clocher de l’église n’est plus aussi beau qu’il n’était à la belle époque. Je n’ai pas trouvé à quelle époque ce changement de flèche a été fait et pourquoi..! 

Si vous le savez n’hésitez pas à me laisser un message.

A bientôt avec d’autres petites histoires de nos communes de Charny Orée de Puisaye. 

Pascal    

    

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Carte postale Ancienne de Courtenay – La rue de la Levrette d’Hier à Aujourd’hui

Courtenay – La rue de la Levrette d’Hier à Aujourd’hui

Courtenay – La rue de la Levrette d’Hier à Aujourd’hui

Allons faire un petit tour rue de la Levrette à l’angle de la rue des Boucheries avec cette photo montage mélangeant trois époques, 1900,1930 et aujourd’hui. La grande guerre est enfin terminée et la grippe espagnole n’est plus qu’un mauvais souvenir. La France retrouve un peu de joie après avoir honoré plus de 1,3 million de militaires décédés au cours de la Grande Guerre. La ville de Courtenay compte à elle seule 95 de ses enfants morts pour la France. Dès 1900, la pharmacie Sinard est déjà à l’angle de la rue de la Levrette, l’autre pharmacie installée place du marché est la propriété de M. Buisson. Une décennie plus tard, la pharmacie Sinard est toujours en place et la bourrellerie est l’affaire de M. Girault Frazier. Les années passent et l’ancienne bourrellerie de M. Girault change de nom pour devenir l’affaire de M. Fontaine. En 1937, la maison Fontaine-Clocher est déjà bien connue des Curtiniers, mais elle se partage le travail de Bourrellerie et de Sellerie avec la maison Maunoury. La pharmacie Sinard à changé de nom et a cédé son officine en 1935 à M. Lémenager-Ragot. Merci à Sylvie de m’avoir prêté la photographie de la bourrellerie qui appartenait à ses grands-parents.

 Pascal     

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Carte Postale Ancienne de Charny – La grande rue Maison Tremblay d’Hier à Aujourd’hui

Charny ( Yonne) – Grande rue – Maison Tremblay .

Continuons notre petit voyage dans le temps et allons voir ce qui se passe dans la quincaillerie de la Maison Tremblay. Cette quincaillerie Tremblay était comme c’était souvent le cas à cette époque une caverne d’Alibaba pour le bricolage, nettoyage, jardinage, etc.

Cela me rappelle la quincaillerie Piquot de la rue des Ponts à sa plus belle époque où l’on pouvait trouver au détail jusqu’à la petite vis d’un outil ou d’un produit quasiment inconnu. Revenons chez M. Tremblay, dans les années 1930 la quincaillerie est assez fière d’exposer ses tonneaux d’arrosage.

Pour ceux que ce nom ne rappelle rien, le tonneau d’arrosage servait partout où l’usage de la lance n’était pas généralisé. Le principe d’utilisation était simple. On se promenait dans les rues à nettoyer, un tonneau muni à l’arrière d’un tube transversal percé par lequel l’eau s’échappait comme à travers les trous d’une pomme d’arrosoir. Les orifices étaient d’un diamètre approprié pour que l’arrosage soit suffisamment abondant. Le tube horizontal a la longueur voulue pour arroser en une fois ou deux toute la largeur des rues. Suivant leur dimension, les tonneaux étaient Continuer la lecture

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La jeunesse et les débuts d’un chansonnier nommé Aristide Bruant

Voici une petite animation d’Aristide BRUANT, si vous aimez l’artiste rejoignez nous à la confrérie de Bruant ( https://www.facebook.com/confreriedebruant) qui propose d’associer culture et convivialité, pour mieux fêter le talent et la mémoire du plus grand chansonnier de tous les temps, artiste aux multiples talents, enfant de Courtenay !

( texte de 1930 sur Comoedia) – La biographie d’Aristide Buant revenait de droit à Mme Jeanne Landre, ( 1874-1936 ). Journaliste, critique et romancière française appelée la romancière de Montmartre et le disciple moderne d’un Mürger encore plus bohème que l’original qui connaît bien son Montmartre et ses Montmartrois, elle a donc documenté, écrit et publié cette histoire du curieux argotier.

Bruant naquit le 6 mai 1851 à Courtenay, dans le Loiret ; son grand-père, Edmé Bruant, avait servi au 3e grenadiers, son père. faisait valoir quelques biens, sa mère travaillait à l’aiguille. L’enfant prit des leçons-de latin avec le curé de Courtenay; ce dernier lui demandait, en revanche, de chanter aux offices. Mais le futur chansonnier dut quitter son Courtenay natal pour étudier au collège de Sens, les vieux Bruant ayant décidé de faire de leur fils un monsieur – il y fut un remarquable élève, et Mme Jeanne Landre produit même un document qui prouve son application: « 15 juillet 1862. Notes de l’élève Bruant: instruction religieuse: bien: Grec: très bien. Latin: assez bien. Musique vocale assez bien. Histoire,’géographie: bien. » Il y rimait aussi déjà quelques chansonnettes dont une, Les Bottes du Gendarme, nous est révélée :

Si l’on changeait sa chaussure.,,

Le gendarme, c’est certain,

Mourrait comme une bouture

Que l’on change de terrain.

C’est un curé sans calotte,

C’est un arbre, sans sa fleur,

Un gendarme sans Ses bottes

C’est un flacon sans odeur.

Ses parents sont venus s’installer à (Paris, place Dauphine ; ils ont éprouvé des revers, et Aristide quitte le lycée pour entrer en apprentissage chez un bijoutier de la rue Vieille-au-Temple, qui lui délivre, deux ans plus tard, le certificat suivant: « Je certifie que Bruant, Louis-Aristide, est entré chez moi comme apprenti bijoutier et qui la fini son temps. 

Bruant a atteint dix-neuf ans et vit avec son père et sa mère de la rude vie faubourienne: en cinq ans, On a changé huit ou dix fois de-domicile: place Dauphine, boulevard Richard Lenoir, cour de Ménilmontant, boulevard de Ménilmontant, rue Basfroi, rue Sedaine,. rue de Charonne, boulevard du Prince-Eugène, Charenton, rue de Montreuil. Comment voudriez vous que l’historiographe des « dos » et des « marmites » n’eût point connu pavé par pavé Ménilmuche et la Bastoche? Il y a vécu son adolescence.

Survient la guerre. Aristide s’enrôle à Courtenay dans une compagnie de francs-tireurs qui garde dans les bois environnants un silence prudent. Puis en 1871 il reprend son métier, travaille rue des Haudriettes, rue des Juifs, rue de Turenne, chez des bijoutiers qui se déclarent satisfaits de ses services, de son honneur et de sa probité ».

‘Après un court séjour à Saint Mandé, il habite maintenant boulevard de Mazas, un peu plus tard rue de Citeaux. Le 15 janvier 1875 à vingt-quatre ans ses parents l’ont pourvu d’un remplaçant au régiment, Bruant est admis en qualité d’expéditionnaire aux chemins de fer du Nord. Il gagne 116 fr. 66 par mois. En 1876, il « est augmenté de 100 francs; du coup, on loue un logement plus luxueux, cours de Vincennes.

Cependant, notre enfant du Loiret devenu parigot a fait moisson de termes argotiques. « II en émaille le monologues, les chansons que lui inspirent les circonstances, dit Mme Jeanne Landre ; il s’amuse à rimer, emprunte un air sur lequel il rythme des couplets, et une nuit, dans une guinguette. il s’est fait applaudir. »

Bruant a connu là un tonnelier nommé Sellier — il sera le ténor Sellier, qui le fait embaucher, c’est le mot, chez Robinson, près de la barrière du Trône; cachet : cinquante sous et un verre de vin.

Puis il passe au concert des Amandiers ; il paraît en scène vêtu d’un frac. Puis chez Darelli, à Nogent, comme comique à 200 francs par mois.

Enfin il auditionne à l’Epoque, où on l’engage ; offre sa démission à la Compagnie du Nord qui l’accepte.

Et le voilà lancé, lancé pour un premier lancement, car nous sommes loin encore du complet de velours, de la ceinture rouge et du feutre a larges ailes.

Aristide se présente au public en jaquette, et coiffé d’un chapeau haut

de forme, « un huit reflets d’un tel éclat que les alouettes s’y précipiteraient. »

Bruant, chanteur mondain. Qui l’eût cru?.

 

 

 

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