COURTENAY – les pêcheurs à la ligne sur le Bief du moulin de la Maladrerie

Et si on allait faire une petite partie de pêche dans le bief du moulin de la Maladrerie. ?

Nous sommes dans les années 1910, à cette époque le maire de Courtenay est M. Chesneau et son juge de paix M. Grelliche. En ce qui me concerne, pas de partie pêche sans une bonne bouteille de vin et du petit salé.

En 1910, nos pêcheurs de la Cléry devaient eux aussi être passés dans une des trois charcuteries de Courtenay tenues par de M. Lhermitte, M. Patard ou M. Raignault pour acheter du petit salé ou un bon saucisson. Pour le vin, M. Luquet, M. Michot ou M. Narbonne étaient les vendeurs les plus connus des Curtiniens.

Voilà ce que l’on pensait à la belle époque de la pêche à la ligne. La pêche était considérée comme la chasse du pauvre, un plaisir de tous les âges, un passe-temps pour les travailleurs retraités et un moment de détente bien mérité pour les ouvriers après une semaine passée au travail, dans l’atmosphère enfumée des usines ou des ateliers.

La classe laborieuse formait en 1910 à elle seule 90 % des habitués des bords de l’eau et de la pêche à la ligne. Par des belles journées ensoleillées, les heures à la pêche passent sans que l’on s’en aperçoive, tout simplement en humant à pleins poumons l’air pur et vivifiant de la campagne et en regardant son bouchon.

N’allez pas croire que ces pêcheurs à la ligne remplissaient des bourriches de truites sauvages. En 1910, la disparition des truites indigènes inquiète déjà de nombreuses personnes qui pensent que les déversements de truites arc-en-ciel pour le repeuplement des cours d’eau ne sont pas une très bonne solution. Des personnes vont même jusqu’à représenter cette espèce comme ne justifiant pas les éloges qui lui étaient presque unanimement accordés dans les années 1900.

En effet, presque toujours, les rivières positivement favorables à la truite commune conviennent moins bien à la truite arc-en-ciel, et réciproquement. D’une façon générale, sans s’exclure mutuellement, les deux espèces ne paraissent pas pouvoir être, avec avantage, mises ensemble dans une même rivière, attendu que, d’ordinaire, dans ce cas, une des deux seulement réussit d’une façon satisfaisante.

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Très bonne année 2022 – Charny et Courtenay

Très bonne année 2022 à tous et que cette année 2022 chasse très vite 2021… Avec l’espoir de se retrouver tous en bonne santé, plein de joie et d’amour.

Pour commencer 2022 deux montages photos sur cette carte postale de 1912.

Pascal Crosnier

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Eliane Roberte Gisele BONNEAU Née à Courtenay – Cycliste et recordwoman du monde de l’heure sur piste

Le saviez-vous ? ? Éliane Roberte Gisèle BONNEAU est née à Courtenay (45) le 20 mars 1927.

Éliane Bonneau a été une grande championne cycliste après la Deuxième Guerre mondiale.

On ne compte plus toutes les courses remportées par cette femme au caractère bien trempé et qui le 24 octobre 1947 à Arcachon et du haut de ses 47 kilos pulvérisera et porta le nouveau record du monde de l’heure féminin à 37 km. 564. Poursuivant son effort, elle battra également le temps réalisé par l’Anglaise Miss Sutcliffe sur 50 km : 1 h 20′ 17″ contre 1 h 24′ 53″ ».

Championne du monde à seulement 20 ans, Eliane Bonneau est déjà trés connue par les habitués des vélodromes. On l’a dit un peu garçon manqué et aurait même transformé sa chambre à Clamard qu’elle occupe dans le garage de son père en un vrai magasin de cycles. À cette époque, la première rivale d’Éliane était Jeannine Lemaire, grande et athlétique championne qui elle aussi sera détentrice de plusieurs records du monde.

La lutte sera rude entre ces deux femmes, mais le 25 août 1949 Élyane Bonneau sur la piste du vélodrome d’Arcachon sur un vélo de la marque Rochet réussira encore une fois à détrôner sa rivale et amie en parcourant en une heure 38 km 431 en dépit d’une crevaison à la 58 e minutes de course. Dans la même année 1949, Elianne voudra s’attaquer au record de l’Anglaise Margaret Sutcliffe derrière une moto commerciale, mais la fédération française de Cyclisme rappellera à la direction du vélodrome du Vel’ d’Hiv’ que les femmes n’ont pas le droit de courir derrière un engin mécanique. (triste réalité de cette époque).

Et voila une toute petite partie de la vie de cette grande championne cycliste féminin née à Courtenay et décédé à Nice le 28 mai 2017 à l’âge de 90 ans.

(Photo d’origine en noir et blanc colorisée)

 

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Élection de la Reine de Courtenay en 1948 à la salle des fêtes

 

Nous sommes le 21 décembre 1947. Le Comité des Fêtes de Courtenay a organisé une grande soirée dansante et l’élection de la nouvelle reine de Courtenay pour l’année 1948.

Le comité a exigé une tenue correcte pour les hommes, pas de clous sous les chaussures pour les jeunes gens et interdiction de porter des pantalons d’homme pour les jeunes filles. 

Les couples tourbillonnèrent joyeusement, entraînés par la mélodie, le rythme, et les refrains chantés du réputé orchestre du Musett’Mélodie.

Les Jeunes femmes et jeunes filles en robes longues ou courtes, apportèrent à cette belle soirée la grâce et le charme à cette belle organisation.

Tout le monde attendait le clou de la fête avec l’élection de la reine et de ses demoiselles d’honneur.

Le jury s’était réuni sous la présidence de Monsieur Chesneau, maire de Courtenay, pour procéder au dépouillement des bulletins de vote.

Les dames du jury désignèrent les plus jolies robes. 1er prix, Mlle Adèle Makowski ; 2e prix, Mlle Jacqueline Mathiot ; 3 e prix, Mlle Madeleine Bariot ; 4e prix, Mlle Paulette Gauthier ; 5e prix, Mlle Michèle Forité.

Après délibération, la reine de Courtenay 1948 sera Mlle Michèle Forité, sa première demoiselle d’honneur, Mlle Madeleine Bariot et la deuxième demoiselle d’honneur, Mlle Marcelle Fity.

Monsieur le maire remît à la Reine l’écharpe de sa dignité royale et un coffret, de parfum, les demoiselles d’honneur reçurent aussi un coffret de parfum.

Le Comité des Fêtes adressa ses vives félicitations à la Reine et à ses demoiselles d’honneur, ainsi qu’à toutes les jeunes filles dont les robes ont été primées. Il adressa également ses remerciements à M. le maire qui présida cette fête et à toutes les personnes présentes.

Tous les commerçants qui ont eu l’amabilité de donner des lots ont été aussi chaudement remerciés.

(montage photo salle des fêtes et photo élection miss France 1948)

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Courtenay – Photographie artistique et industrielle Léon Guichet Photographe

Courtenay – Photographie artistique et industrielle Léon Guichet Photographe

Le photographe Léon Guichet fait sa publicité à travers cette affiche en se montrant en plein travail devant un enfant apeuré d’être photographié. Comme beaucoup de ses confrères Léon Guichet sera dans les années 1900 en plus de photographe artistique, l’éditeur de nombreuses cartes postales de Courtenay, mais aussi d’autres villes du Loiret et de l’Yonne.

Rappelons qu’à cette époque le marché des cartes postales est si important que le moindre petit photographe ou propriétaire d’un petit commerce espérait devenir éditeur.

C’est comme cela que des milliers de petits commerces, épiceries, bureaux de tabacs, cafés, hôtel, libraires, etc. deviendront éditeurs de cartes postales (souvent d’un jour).

Il serait quasiment impossible de chiffrer et de répertorier le nombre de ces éditeurs, tellement il est important et tellement le principe était facile pour le devenir.

La plupart du temps, la démarche était la même : les plus petits commerces faisaient appel à un photographe pour le ou les clichés et ensuite à un imprimeur local qui imprimait les clichés sans oublier de rajouter le nom du commanditaire accompagné très souvent de son métier avec la mention ‘éditeur’.

Il faut dire quand même que le marché de la carte postale était un marché qui pouvait rapporter pas mal d’argent avec des ventes journalières de plusieurs dizaines de cartes postales dans un petit magasin d’une ville comme Courtenay. 

Difficile d’imaginer aujourd’hui qu’une carte postale en 1900 était envoyée bien souvent comme on envoie aujourd’hui un SMS.

Il est trés courant de lire au dos des cartes de cette époque des phrases très courtes comme « Je prends le train dans deux jours « viens me chercher à la gare à 10 h » ou tout simplement « je t’aime mon adorée » . 

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