Un petit tour dans le village de notre nouveau maire de Charny-Orée-de-Puisaye.
À Prunoy, au début du XXᵉ, siècle, la route de Joigny est animée
Devant l’église, les habitants se retrouvent : enfants, familles, curé… La vie du village s’organise autour de ce lieu central.
En attendant les jours de marché, on fait ses courses, on va chez l’épicier du coin, chez Monsieur Beaufils, monsieur Gillet, Monsieur Girard, monsieur Pointreau.
On achète son pain chez Monsieur Lambert et son épouse Jeanne.
Les années passent. Les scènes changent : on discute, on se croise, les premiers, vélos apparaissent, puis une automobile traverse la rue.
Le 26 octobre 1920, le mariage de Camille Alexandre Robert avec Lucie Georgette Foulon sera la dernière cérémonie célébrée dans cette église Saint-Laurent.
Le temps fera son œuvre, sans aucune rénovation pendant 60 ans L’église se fragilise, se fissure,… Et le 24 février 1929 à 14 h 30, sa démolition commence, pour disparaître complètement du paysage en 1931. Avec elle, c’est une page de l’histoire de Prunoy qui se tourne à jamais.
Aujourd’hui, les maisons n’ont pas vraiment changé.
Les voitures ont remplacé les attelages… Mais le village continue de vivre avec son temps, tout en restant fidèle à son passé.
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Film d’animation sur le village de Fontenouilles – Devant l’école
Un petit tour à la belle époque avec ce petit film d’animation. Ce petit film nous amène à Fontenouilles, en 1909, devant l’école du village. Sur le chemin, entre l’école et la maison, les enfants s’amusent .
À cette époque, l’enfance se vit dehors, dans les rues du village, entre camarades, sans beaucoup de choses mais avec tant de liberté.
La rue c’est l’endroit où tout se passe : on vient de sortir de classe, on attend les copains, on joue, on se retrouve enfin libre. Un chien passe, tranquillement, comme faisant naturellement partie du décor.
Il n’est à personne et à tout le monde à la fois, présence discrète du quotidien. Ce petit film raconte une vie simple, un village, des enfants qui grandissent ensemble. des moments ordinaires qui, avec le temps, deviennent si précieux.
Film d’animation – Chevillon, la rue de l’église – Charny-Orée-de-Puisaye
En 1904, à Chevillon, la rue de l’église est là, au cœur du village. Les maisons sont simples et habitées, elles font partie de la vie de tous les jours. L’église est au milieu, solide, rassurante. Devant elle, des enfants jouent, se tiennent la main, regardant l’objectif sans vraiment savoir pourquoi. C’est leur rue, leur terrain de jeu, leur monde. À Chevillon, on sent une vie calme et partagée, un village où tout le monde se connaît, où le temps prend son temps.
Livre sur CHARNY dans l’Yonne – C’était Comment Avant ? Un voyage dans le temps
Bonjour et merci à vous tous qui depuis plus de 10 ans me suivent sur mon site de cartes postales.
À force de poster et de raconter des histoires des années de la belle époque et des années folles plusieurs personnes de mon entourage mon encouragé d’écrire un livre. Mon livre sur la ville de Charny dans l’Yonne raconte la vie au siècle dernier et bien sûr, il est illustré de belles cartes postales de cette époque. Ce livre est en vente à la maison de la presse « Aux mots Gourmand » de Charny (89) au prix de 15 €, mais aussi par correspondance 15€ + 5,50€ de frais de port enveloppe à bulles en lettre suivie.
Si vous êtes intéressé par ce livre, vous pouvez me laisser un message sur mon adresse mail : charny.cetaitcommentavant@gmail.com
Cartophilement
pascal
Saint Martin sur Ouanne dans les années 1930 – Le meurtre du maréchal des logis-chef Perreault
Continuons notre petite balade dans le temps en direction des années 1930 à Saint-Martin sur Ouanne.
En 1937, la ville compte 610 habitants administrés par le maire M. Rameau. Pour manger du bon pain et des bons gâteaux, c’est à la boulangerie de M. Hédot qu’il fallait s’adresser.
La Belle Époque et les Années folles sont terminées et malheureusement, un homme avec une petite moustache commence à faire parler de lui en déclarant à son état-major ses visées expansionnistes en voulant commencer par faire tomber simultanément la Tchécoslovaquie et l’Autriche.
On connaît la suite avec la Seconde Guerre mondiale et l’occupation de la France par les troupes ennemies. Mais revenons à la tranquillité des Saint-Martinois et Saint-Martinoises en 1937 devant la boulangerie de la place de la Gare. Comme d’habitude à cette époque, les commerces dans les petites villes sont nombreux.
Commençons par citer le boucher M. Rigollet, les épiciers, M. Get, M. Henry, M. Martin et M. Rameau. Les petits métiers ne sont pas en reste non plus, avec, M. Fournier, le cordonnier, M. Martin le coiffeur, M. Guyard, le sabotier, M. Morineau, le tailleur, M. Bernier le marchand de cycles et pour finir les maréchaux-ferrants, M. Bernier et M. Chambenoit.
Trois mois avant la déclaration de guerre, au mois de juin 1939 une affaire de meurtre avait fait grand bruit à Saint Martin-sur Ouanne, en voici un résumé. Le maréchal des logis-chef Félix Perreault et le gendarme Parde de Charny interpellaient, au cours d’une ronde à bicyclette, un cultivateur, Jules Lêcols surnommé Broutoule.
Le cultivateur réussit à se réfugier dans son grenier et s’arma de son fusil de chasse. Dès l’arrivée des gendarmes, Jules Lêcols qui était embusqué dans son grenier, les accueillit d’un coup de fusil. Le gendarme Perreault s’écroula. Il avait été tué sur le coup d’une charge de chevrotines en pleine tête. Un deuxième coup de feu claqua et le gendarme Bourrassol s’effondra, grièvement blessé à l’épaule. Au bruit de la fusillade, la femme et les cinq enfants de Broutoule sortirent de la ferme pour se mettre à l’abri. Les renforts de gendarmerie sur place, un siège de la ferme en règle commença.
Sur les coups de midi, tandis que les assiégeants cernent la maison, un coup de feu retentit à l’intérieur du grenier. Les gendarmes s’avancèrent, revolver au poing et trouvèrent le cultivateur affaissé sur une botte de paille perdant son sang abondamment. Interrogé un peu plus tard, il déclara qu’il avait voulu se donner la mort.
La justice fera son travail, mais longtemps à Saint-Martin, on parlera de cette affaire et surtout du maréchal des logis-chef Perreault qui était père de trois enfants et très estimé de ses supérieurs et collègues.
A bientôt avec d’autres cartes postales et d’autres petites histoires de nos communes de Charny Orée de Puisaye.
Pascal
Une petite image google-maps pour illustrer le Aujourd’hui de la place de la gare et de la boulangerie.




