Saint-Père-sous-Vézelay _ Rue du Pont

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Saint-Père-sous-Vézelay _ Rue du Pont

édition Chauffard,épicier

Dos séparé – circulé à découvert en 1916

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Encore une fois les gens sont au rendez vous du photographe !

En 1916 le petit village n’a pas encore connu son jour de gloire, mais il viendra en 1934 le jour ou le professeur René Louis, alors à la recherche du « champ de *bataille de Vaubeton* va mettre à jour les vestiges de puits du Néolithique et de thermes gallo-romains sur le site qui deviendra le site *des Fontaines Salées*

Mais revenons en sur cette carte, à droite sur la carte on peut voir un magasin d’épicerie mercerie avec une pancarte affichant que l’on vend aussi des cartes postales illustrées et en bas de la carte la légende suivante ‘ Édition Chauffard ,épicerie ‘ .

Et oui, à cette époque le marché des cartes postales est si important que le moindre petit magasin d’un petit village veut aussi participer à cette aventure.

C’est comme cela que des milliers de petits commerces, épiceries, bureaux de tabacs, cafés, hôtel, libraires etc. etc. deviendront éditeurs, (souvent d’un jour).

Il serait quasiment impossible de chiffrer et de répertorier le nombre de ces éditeurs, tellement le nombre est important et tellement le principe était facile pour le devenir.

La plus part du temps le principe était le même, les plus petits commerces faisaient appel à un photographe pour le ou les clichés et ensuite à un imprimeur local qui imprimait les clichés sans oublier de rajouter le nom du commanditaire( l’épicier sur la carte) avec la mention ‘éditeur’.

Pour d’autres petits éditeurs tenant aussi un commerce le goût de la photographie et du commerce de la vente de cartes postales l’ai amènent à investir dans un appareil photos et pour les plus important une presse phototypique en imitant ainsi les grands éditeurs de l’époque qui eux parcouraient les routes de France ,voir du monde !


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Paris Vécu – Aux Champs – Elysées – Guignol

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Paris Vécu – Aux Champs – Elysées . – Guignol ( N° 18)

L.J & Cie, éditeur , Angoulême – Paris

Dos séparé –  circulé à découvert le 4 mars 1904

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C’est vers 1800 dans un café de Lyon que l’on constate l’existence de ce drôle de personnage de Guignol.

Il est créé par Laurent Mourget tisseur de soie de son métier à Lyon, le nom de guignol viendrait des exclamations des touts premiers spectateurs s’écriant « c’est vraiment guignolant » et chacun prit l’habitude d’appeler Guignol ce petit personnage.


Dès 1818, la marionnette de Guignol arrive sur les Rond-Point des Champs-Elysées, c’est Pierre Guentleur qui installera le premier *castelet* fixe.

C’est en 1836 que Pierre Dumont, un marionnettiste lyonnais vient faire concurrence à Pierre Guentleur et s’installe lui aussi sur le Rond-Point.

Il y aura toujours une petite différence entre le Guignol parisien et lyonnais, portant la redingote verte à parements rouges c’est notre Guignol Parisien, toujours vêtu de brun c’est notre Guignol Lyonnais.

Guignol viendra s’installer à Paris dans bien d’autres endroits de la capitale, offrant à chaque fois le même  plaisir aux enfants de voir Guignol et ses compagnons, Gnafon, Mr Boulou , Madelonet et le  Gendarme.

Toutes ces marionnettes vivront toujours entre disputes et réconciliations, mais aux cris des enfants, ‘Guignol’ ‘Guignol’ ‘Guignol’, notre petite marionnette finira par apparaître pour venir au secours des plus faibles à grands coups de bâtons.

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*castelet* Petit théâtre occultant la présence des marionnettistes et servant de scène pour les spectacle de marionnettes.


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Tout Paris – Rue Saint Maur

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Tout Paris

322     Rue Saint Maur ( XIéme arrt)

Collection F.Fleury

Dos séparé – circulé à découvert  le 11/10/1905

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La rue saint Maur , d’une longueur de 1935 m  commence rue de la Roquette (XIe) et se termine avenue Claude Vellefaux.(Xe)

L’origine de son nom viendrait que cette rue était l’ancien chemin qui conduisait de l’abbaye de Saint-Maur à  l’abbaye de Saint-Denis.

Mais revenons en 1905 ,ou la rue saint Maur est une rue bien populaire et populeux.

Les gens cohabitent dans cette portion de rue comme dans un petit village , on s’appelle par notre prénom et on s’entraide entre voisins .

Ce que je vous raconte la  ne sort pas de mon imagination , mais des récits que mon  père me racontait et que son père lui avait narré, papa était né en 1919 au 10 rue richard lenoir (XIé) et mon grand père paternel en 1876.

Bien des années plus tard dans les années 1960 /1970 , j’ai connu certainement la fin de cet esprit village , le petit bonjour quotidien des voisins , les coups de mains  pour aider les plus anciens à monter le charbon de la cave aux appartements, les  apéros du dimanche entre voisins à la fortune du pot  sur le palier  et plein d’autres petites attentions que l’on pouvait avoir naturellement entre gens de la même rue ou d’immeuble .

Et surtout , les petits ragots sans aucune méchanceté que notre concierge  nous racontait , mais c’était avant le digicode !

Pendant longtemps les parisiens ont oublié cette façon de vivre dans nos quartiers de Paris.

Il faudra attendre les années 2000 pour s’apercevoir vraiment de l’ indifférence et de l’isolement entre voisins  et c’est à  l’initiative  d’Atanase Périfian qui créa « Paris d’Amis »  que l’idée de  la ‘Fête des voisins’ ou ‘Immeubles en fête’ sera lancé afin de rompre cette  indifférence entre humains.

Cette fête de Paris d’Amis prendra toute son importance ,dépassant même les frontières de la capitale pour ensuite se  développer  dans toute la France.

Vous n’êtes pas obligés d’attendre le jour de la fête pour dire bonjour à vos voisins ,mais je vous communique le jour quand même !

De 2000 à 2009  c’était  le dernier mardi  du mois de mai  de chaque année,mais à partir de  2010 c’est  le dernier vendredi du mois de Mai , le vendredi c’est mieux pour récupérer le samedi  de l’apéro de la veille  !!

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Paris Vécu – Le Marché aux oiseaux

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Paris Vécu – Le Marché aux oiseaux ( N° 69)

L.J & Cie, éditeur , Angoulême – Paris

Dos séparé –  circulé à découvert le 21/12/1905

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Le marché aux oiseaux, tous les dimanches c’est le rendez vous des amoureux des oiseaux de toutes espèces.

A cette époque canaris, perruches, perroquets , pigeons  et autres oiseaux sont déjà à la mode.

Mais surtout les colombophiles sont encore très nombreux dans le Paris de 1900, la guerre de 1870 est encore très présente dans l’esprit des parisiens qui connurent pour certain l’avancée de l’armée prussienne au cours de l’été 1870 et le siège de Paris.

C’est à cette époque, que 800 pigeons voyageurs fut logés dans les volières du Muséum national d’histoires naturelles ramenées par des colombophiles du nord de la France et de la Belgique.

Ces pigeons finirent par être réquisitionnés pour servir la nation en partant de Paris, chargés de colombogrammes (message porté par un pigeon voyageur).

Au cours du siège de Paris, les parisiens comprirent l’intérêt et le rôle important que pouvait mener les pigeons et les colombophiles.

Il ne faudra pas attendre très longtemps pour que la colombophilie soit de nouveau rappelée au service de la nation, la guerre de 1914 /1918 donnera toute l’importance de la colombophilie sur les terrains de batailles utilisant les pigeons pour être informé en permanence de la position des troupes ennemies.

La seconde guerre mondiale fera aussi appel à la colombophilie et à des dizaines de milliers de pigeons,  sans oublier la résistance française qui utilisa aussi ce moyen de liaison entre résistants et pays allies.


Tout savoir sur histoire de la colombophilie
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Tonnerre – Place du Centre

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Tonnerre – Place du Centre

L.durant,photographe-éditeur,Tonnerre

Dos séparé – circulé à découvert le 22 avril 1906

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le photographe s’est déplacé de quelques mètres par rapport au cliché de la CPA postée hier .

Un peu plus haut  sur la place  se dresse l’église Notre-Dame de style gothique datant du XIIé siècle .

Encore une fois les enfants sont au rendez vous du photographe , il faut dire que l’arrivée d’un photographe à cette époque  est toujours un évènement et  la curiosité est plus forte que tout !

Mais je suis encore souvent surpris quand j’installe mon appareil photo sur trépied ,de la curiosité de certaine personnes qui me demandent pourquoi je photographie leur rue , après leur avoir expliqué que je suis collectionneur  de cartes postales anciennes et que j’essaye de prendre le même cliché que le photographe de l’époque.

Commence alors souvent une assez longue discussion avec les habitants du quartier me racontant qu’a leur époque la rue était plus vivante ,que les petits magasins existaient encore , que la rue était plus tranquille , qu’il y avait des endroits pour s’amuser , enfin que c’était mieux avant .

Mais le plus marrant dans cette histoire c’est que ce ne sont pas toujours des personnes âgées qui m’interpellent ,  très souvent ce sont des jeunes de l’age de mes enfants (une trentaine d’années) qui me racontent aussi leur histoire et leur souvenirs , preuve que la nostalgie n’appartient pas qu’aux anciens !!

La nostalgie ? Ça vient quand le présent n’est pas à la hauteur des promesses du passé !!

Neil Bissoondath

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