Carte postale Ancienne – Paris – Niche à Coquelin 375 Francs

Niche à Coquelin 375 Francs - Cliquez sur la carte pour l’agrandir et en voir tous les détails

Niche à Coquelin : 375 francs.

S’adresser aux CONSTRUCTEUR DÉMONTABLE ,51, rue Vivienne, Paris – Tel 243-01

Dos séparé – non circulé

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Voilà une petite maison en bois parmi bien d’autres que proposait la maison de construction démontable « la niche à Coquelin  » installée au 51 rues Vivienne à Paris IXe arrt

j’ai trouvé un nouveau thème qui devrait plaire aux amateurs des années 1900 .

À travers les cartes postales, je vais vous faire découvrir ce qu’il était écrit dans diverses revues et bottins de cette époque .

Aujourd’hui sur le thème de la construction voici quelques lignes sur les entrepreneurs de maçonnerie.

Vous verrez parmi les thèmes abordés qu’il y aura des lois ou des recommandations plutôt cocasses !

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Les entrepreneurs de Maçonnerie sont le plus souvent d’anciens contremaîtres qui ont fait de petites entreprises à la tâche.

Un entrepreneur qui a du crédit peut prendre une bâtisse d’une valeur de 300 000 fr avec un 1er capital de 50 000 fr ; mais il lui faut verser un fort cautionnement pour entreprendre les travaux de la ville ou de l’état.

  Une maison de 300 000 fr peut être construite en 6 mois, si l’entreprise est dirigée par un « Patron Capable ».

Les gains de l’entrepreneur sont fort variables, ils dépendent du rabais que font les fournisseurs, de l’examen plus ou moins attentif de l’architecte sur les matières premières employées, et surtout de la « surveillance du personnel manœuvre ».

En général, l’entrepreneur réalise un bénéfice de 5 à 15 % sur le travail effectué.

 


 

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Tout Paris – Historique – La Rue Bréguet – L’école de filles

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Tout Paris – Historique – La Rue Bréguet – N° 1713

L’école Commune des Jeunes Filles (XIe arrt)

Collection F.Fleury

Dos séparé – circulé à découvert en 1908

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Cette carte Tout Paris est différente et fait partie d’une variante de cette grande série des cartes de la collection F.Fleury.

  Son petit plus, recherché à l’époque par l’éditeur était de donner (déjà) un coté historique à cette série.

Au dos (verso pour les cartophiles) de cette carte est imprimée la vie d’Abraham-Louis Bréguet.

En voici le texte à la virgule prés :

Breguet , Abraham-Louis, célèbre horloger, née en 1747-1823, Neuchâtel (Suisse).

D’une famille de protestants français, fit son apprentissage à Versailles, porta à la perfection, en 1780 les montres perpétuelles qui se remontent d’elles mêmes par le mouvement qu’on leur imprimeen marchant, inventa 20 autres sortes de mécaniques d’horlogerie. – Déposé.

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Une image Google maps de La Rue Bréguet à l’angle de la rue Froment 100 ans après et un petit montage photo  pour le plaisir !

Tout Paris – la rue breguet 100 ans aprés et montage photo

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Carte Postale Tout Paris – Rue Richard Lenoir en 1900

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Tout Paris 

1330  – Rue Richard-Lenoir  – Prise de la rue de Charonne  ( XIe arrt )

Collection F.Fleury

Dos séparé – circulé à découvert en 1908

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Me voila dans ma rue Richard lenoir, la rue de mon enfance .
Le photographe s’est placé au beau milieu de la rue de Charonne , dans son dos le palais de la femme de l’armée du salut.
Un petit mot sur ce palais de la femme qui s’est appelé le palais de l’homme et servait d’hôtel aux hommes célibataires.
En 1914 le lieu se vide et les hommes sont mobilisés, le bâtiment servira d’hôpital jusqu’en 1918 et de bureaux de 1919 à 1924.
L’armée de salut se portera acquéreur des lieux en 1926 pour fonder officiellement le Palais de la Femme.
Mais revenons à cette carte postale, bien sûr, cette ambiance n’est pas exactement la même de mon enfance des années 1960, mais cela y ressemble quand même beaucoup.
Les immeubles étaient les mêmes,comme si de 1900 à 1960 rien n’avait bougé, le café de droite existait mais la salle de billard était devenue une salle de restaurant.
En 1900 la rue était en double sens (mais est-ce que les sens interdits existaient en 1900 ?), en tout cas à mon époque la rue était en sens unique ne pouvant être descendue en voiture que du boulevard Voltaire à la rue de charonne.
Un peu plus loin sur le même trottoir que le café se trouvait un hôtel et entre les deux une toute petite mercerie ou maman achetait de la laine à tricoter .
En parlant de cette mercerie, je me rappelle que maman avait dans une boite en fer une sorte d’œuf en bois, longtemps je me suis posé la question : mais à quoi peut bien servir cet œuf en bois ?
La réponse me fut donnée un jour en voyant ma mère raccommoder une paire de chaussettes, et oui cet œuf se plaçait dans la chaussette et servait de support pour passer et repasser l’aiguille afin de faire ce raccommodage ; Je me demande bien qui aujourd’hui raccommode encore ses chaussettes ?
À peine 100 mètres après cette mercerie vous arrivez au 10 rue Richard Lenoir, mon chez moi pendant plus de 20 ans avec cette cour des miracles où j’ai passé certainement les plus beaux moments de ma jeunesse.
Eh oui que de souvenirs, un jour une personne proche m’a dit la  « nostalgie c’est le plaisir d’être triste », sur ce point au moins… il avait raison !
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Je ne retourne plus dans mon quartier, mais voila quand même une image google maps 100 ans après le cliché de cette carte postale et 45 ans après ma petite mercerie !
Il y a comme ça des quartiers de Paris ou le temps n’a vraiment pas arrangé les choses !

100 après la rue Richard- Lenoir

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Cartes de Fontainebleau – Place de l’étape aux vins en 1905

Fontainebleau - Cliquez sur la carte pour l’agrandir et en voir tous les détails

Fontainebleau - Cliquez sur la carte pour l’agrandir et en voir tous les détails

Fontainebleau – place de l’Étape aux vins

éditeur G.B.N.G, Fontainebleau

dos séparé circulé à découvert en 1906

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Voici deux cartes postales de Fontainebleau du même éditeur avec un cliché de la place aux vins complètement identiques.

Comme souvent à cette époque les éditeurs pouvaient coloriser leurs cartes postales ou laisser le cliché en noir et blanc , c’est l’exemple de ces deux cartes postales de l’étape aux Vins.

Les cartes colorisées étaient très appréciées à cette époque mais cette colorisation avait un prix non négligeable pour l’acheteur qui regardait souvent à deux fois avant de les utiliser pour une correspondance classique ou banale.

  Il faut quand même se rappeler qu’il y a qu’une centaine d’années la carte postale était un moyen très utilisé pour corresponde avec famille et amis, et très souvent la correspondance était de quelques mots.

il faut aussi savoir que le prix de l’envoi d’une carte n’était pas unique et que le prix de l’affranchissement dépendait de plusieurs paramètres.

Sans rentrer trop dans des détails très complexes des prix de la poste à cette époque,voici que deux exemples de prix:

Si la carte voyageait dans la même circonscription l’affranchissement était de 10 centimes, mais le nombre de mots avait aussi son importance, car si la correspondance comprenait moins de 5 mots on timbrait à 5 centimes

Pour vous donner un exemple au verso de la carte en noir et blanc il est écrit en correspondance : 21-6-1906 7 hs 1/4 et bien sûr le nom et l’adresse du destinataire, ce qui a permis l’affranchissement de cette carte à 5 centimes.

La carte postale colorisée a quant à elle voyagé sous enveloppe aux prix du tarif lettre, mais la correspondance était importante et intime !

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Carte postale ancienne de 2 enfants en promenade en 1910

2 enfants en 1910 - Cliquez sur la carte pour l’agrandir et en voir tous les détails

Promenade

éditeur PW.Paris

Dos séparé -non circulé

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Aujourd’hui c’est la deuxième fois depuis la création de mon blog que le texte est d’un intervenant m’ayant laissé un jour un commentaire.

Son commentaire était tellement précis sur des détails vestimentaires, que je lui ai demandé de me décrire cette nouvelle carte postale de deux enfants des années 1910.

Voici son texte

Sur cette photo prise en studio ,on y voit deux fillettes âgées de moins de 6 ans. Pourquoi deux fillettes ?
Celle de droite est habillée d’une robe blanche avec la ceinture à la taille.
Cet article moderne pour l’époque était plutôt un modèle pour celles plus âgée.
Elle porte une pantalette ( culotte en toile, galonnée aux jambes); Puis un détail  féminin, c’est son chapeau.
Il faut y ajouter car cela ne se voit pas mais dès l’âge de 5 ans il était d’usage de faire porter aux fillettes un petit corset ( Oh l’horreur !)

Dans l’hypothèse d’un petit garçon:
Jusqu’à 5 ans, bébé fille et bébé garçon étaient habillés pareil et il n’y avait pas de modèle spécifique pour l’un ou l’autre.
Le code des couleurs rose et bleu n’existait pas. En fait, jusqu’aux années 1950 les mamans tricotaient la layette en rose pour leur fille et en bleu ciel pour leur garçonnet.
 Les autres articles habillant les enfants de moins de 8 ans , tels les tablier, robes, costumes,barboteuses ne suivaient pas spécialement ce code des couleurs.

Ainsi en 1950 nous pouvions parfaitement voir une petite fille habillée d’une robe en Vichy bleu ciel et son frère vêtu d’une barboteuse en Zéphir  rose.

Sur cette carte postale de 1910, imaginons que l’enfant de droite ait été un petit garçon, 

il aurait été alors, beau vêtu d’une robe anglaise blanche, avec les mêmeschaussettes, mêmes souliers, des cheveux longs bouclés, et sa maman lui aurait
ajouté un chapeau de toile ou de paille.


 En 1908 les petits garçons ne portaient plus de pantalette et comme rien
n’était prévu pour eux, très souvent ils étaient culotté  d’une sorte de couche
coupée dans de vieux drap, parfois aussi d’un caleçon très court,et encore plus avec rien du tout lorsqu’ils étaient devenus propres.
 Tout cela sansélastique, car il s’agissait d’un produit introuvable.
Sous leur robe, ils portaient une chemise de jour.
A 4 ans les garçonnets quittaient leur robe pour un costume à culotte courte.
Dans les familles bourgeoises ou traditionnelles de 1908, cet âge était souvent repousé à 5/6 ans
lorsque le garçon faisait son entrée à l’école primaire.
La fillette de gauche porte un manteau mixte, elle semble avoir un gros nœud dans
les cheveux classique aux petites filles. Les garçonnets en portaient parfois mais bien plus petit.
Après la guerre 1915-18 une  mode apparue concernant les garçons : ce sont  les ‘choupettes’
 C’est une sorte de grosse boucle placée sur le haut des cheveux pour les moins de 8 ans.
Cette vogue a durée  très longtemps, jusqu’aux années 1960, mais ne concernait alors plus
que les tous petits. 
Après  1920, la mode devenait de plus en plus juvénile et la vogue était aux petites filles
et petits garçons modèles.
C’est un sujet que je connais bien pour l’avoir vécu moi-même.
Voila quelques élément pour nous éclairer sur la mode enfantine début du siècle.
Après la guerre le changement a été important.
Charles
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Encore un grand merci à Charles pour son texte et ses connaissances sur le sujet.
Si vous aussi vous avez des connaissances sur des points autres que la cartophilie, mais qui indirectement s’en approchent, n’hésitez pas à me laisser un commentaire.
Votre texte pourra toujours agrémenter une de mes cartes postales de ma collection.


 

 

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