Histoire de l’Aviation de Ader à 1910 le 7 janvier 1910 Le pilote Hubert Latham sur Antoinette est le premier à monter à 1000 mètres

Histoire de l’Aviation de Ader à 1910 le 7 janvier 1910 Le pilote Hubert Latham sur Antoinette est le premier à monter à 1000 mètres

Histoire de l’Aviation de Ader à 1910 le 7 janvier 1910 Le pilote Hubert Latham sur Antoinette est le premier à monter à 1000 mètres

Histoire de l’Aviation de Ader à 1910 le 7 janvier 1910 Le pilote Hubert Latham sur Antoinette est le premier à monter à 1000 mètres
Carte N° 94 – Photo S.A.F.A.R.A reproduction interdite
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Le 7 janvier 1910 , le jour même où l’on célébrait à Orléans les obsèques de l’infortuné Léon Delagrange, mort pour l’aviation, un aviateur, Hubert Latham, réussissait, pour la première fois, avec une audace et un sang-froid admirable à atteindre, en aéroplane, mille mètres d’altitude. Exploit que l’on savait possible, mais que l’on aurait presque craint de voir tenter, bien digne en tout cas de l’homme qui osa s’élancer le premier au-dessus des flots à bord d’un engin de vol mécanique, et qui, malgré l’insuccès et les risques courus, trouva la force d’âme à recommencer presque aussitôt. Déjà détenteur officiel du record d’altitude, Hubert-Latham rêvait de l’élever encore. Ayant amplement pu, apprécier la perfection du monoplan Antoinette, et la régularité du célèbre moteur qui les anime, il se décida, le 7 janvier, à

tenter cette nouvelle prouesse, sans en avoir prévenu personne et il réussit du premier coup. Prenant place dans le monoplan Antoinette d’un de se élèves, M. Hartkness, il partit à 2 h. 30, par vent assez vif, mais très régulier, en présence du général Journée et de divers officiers et de quelques amis. On le vit décrire un grand cercle par Bouy et Mourmelon-le-Grand, continuer son vol en orbes immenses en gagnant de la hauteur à chaque tour. Bientôt, il était déjà à 500 mètres et les officiers qui contrôlaient son essai constatèrent que l’ascension se poursuivait toujours. L’aéroplane réduit par la distance, n’était plus qu’un point dans l’espace. Puis, il grossit peu à peu, la descente commencée se poursuivait lentement, avec une régularité et une sûreté admirables et Hubert Latham venait enfin atterrir mollement près de son hangar devant les assistants transportés d’enthousiasme. Le vol avait duré 42 minutes 11 sec. 2/5, et le parcours en projection horizontale peut s’estimer à une cinquantaine de kilomètres. Hubert Latham n’a pas seulement accompli un Magnifique exploit sportif. Son ascension si aisée, à 1.000 mètres, dissipe les inquiétudes que l’on avait pu concevoir sur le bon fonctionnement des aéroplanes et de leurs Moteurs, à mesure que s’élèverait l’altitude de route. Il est certain aujourd’hui qu’aucune difficulté de cet ordre ne s’opposera à la conquête du Grand Prix Michelin, qui comporte, on le sait, l’atterrissage au sommet du Puy-de-Dôme (1.433 mètres. d’altitude). Latham a prouvé également que les aéroplanes sont capables de rivaliser avec les dirigeables dans les applications militaires, qu’ils pourront, comme eux, faire route assez haut pour n’avoir rien à redouter de l’ennemi et poursuivre leurs rivaux aérostatiques jusque dans les régions de l’atmosphère où ils espéraient lasser leur poursuite. C’est là un nouveau et signalé service rendu par le célèbre aviateur à la cause du vol mécanique. ( Aérophile 1910)

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