De Palaiseau – Je vous envoie ces Fraises

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De Palaiseau – je vous envoie ces Fraises 
illustrateur Orens Del – dos séparé circulé à découvert en 1909 
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Les terrains les plus propices à la culture en grand du fraisier aux environs de Paris étaient situés au sud de Paris. Bourg-la-Reine, où commençait cette culture, était  à 9 kilomètres seulement des Halles centrales de Paris.
A partir de Bourg-la-Reine, la culture du fraisier s’étendait en un vaste triangle, d’un côté, jusqu’à Longjumeau en suivant la route d’Orléans, et, de l’autre coté, jusqu’à Chevreuse, en suivant la route de Paris à Chevreuse par Châtilons et Biévre, où la culture du fraisier avait  lieu avec le plus d’intensité, était au centre de ce triangle. Les autres localités de cette région où le fraisier était le plus cultivé étaient,

par ordre d’importance, Igny, Verrières-le-Buisson, Orsay, Bures, Massy, Antony, Amblainvilliers, Vauhallan, Vauboyen, Saclay, Jouy-en-Josas. Par des routes faciles et par le chemin de fer de grande ceinture, les cultivateurs de ces trois dernières localités fournissaient en outre le marché de Versailles.
Enfin, la localité de culture en grand du fraisier la plus éloignée et au delà du triangle indiqué, était Marcoussis, près de Montlhéry, à 32 kilomètres de Paris, et à proximité de la route d’Orléans.
Avant 1900, les cultivateurs livraient encore leurs fraises aux Halles, soit en les apportant eux-mêmes avec leur attelage, soit en réunissant leurs envois chez des messagers qui se chargeaient de les transporter en commun sur de grands chariots aménagés à cet effet. Mais, dès l’arrivée du chemin de fer de grande ceinture, qui desservait la région fraisière de Longjumeau à Jouy-en-Josas en passant par Massy-Palaiseau, et le chemin de Fer de Paris à Limours, qui traversait la région de Bourg-la-Reine à Chevreuse, les producteurs fraisiers faisaient parvenir leurs fraises par des trains spéciaux, à la gare des marchandises de Paris-Denfert. Là, elles etaient camionnées, soit par le chemin de fer, soit par des particuliers, jusqu’aux Halles, où elles arrivaient la nuit, en vingt minutes, et toujours sur des voitures aménagées pour qu’elles puissent être transportées sans heurts. « Journal d’agriculture pratique 1901 »

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