Blériot et sa famille – Le célèbre aviateur Français

Bleriot et sa famille-le celebre aviateur français

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Blériot et sa famille – Le célèbre aviateur Français

Le célèbre Aviateur Français a passé le premier sur son Monoplan le détroit du Pas-de-calais, le 25 juillet 1909

Dos séparé – circulé à découvert le 20 juillet 1910

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Voici le héros de tous les français en cette période de l’année 1909, sur cette carte postale Louis Charles Joseph Blériot pose avec sa petite famille, sa femme Jeanne Alicia Vedene qu’il épouse le 21 février 1901 à Bagnères de Bigorre et quatre de ses cinq enfants connus, Louis, Marcel, Jean, Simone, Geneviéve et Nelly.

Voici ce que l’on pouvait lire sur le Petit Parisien le lundi 26 juillet 1909 au lendemain de son exploit :

Le 25 juillet 1909 restera une date célèbre dans l’histoire de l’aviation.
Hier, en effet, pour La première fois, un homme, un audacieux, maîtrisant la loi de la pesanteur, emporté sur les ailes de l’oiseau artificiel que son génie a créé, a volé d’une terre à l’autre au-dessus des flots.
Blériot conservera cette gloire extraordinaire d’être le premier humain qui aura abordé dans l’ile anglaise en aéroplane.
Son triomphe est celui d’un Français; C’est un peu le nôtre, celui de tous les Français.
Loin de suivre les chemins déjà tracés  en aviation, Blériot, hardiment, sans se laisser décourager par d’ingrats débuts, avec la foi d’un apôtre, d’un illuminé, chercha des principes nouveaux, et, après de longs et pénibles efforts, établit le merveilleux monoplan avec lequel il vient de triompher.

Un émouvant spectacle.
Semblable à quelque fabuleux oiseau de  proie, l’aéroplane, très stable, sans tangage, sans roulis, s’en va au-dessus des flots bleus dans un ronronnement doux. Cela est vraiment beau, impressionnant, sublime, oserai-je écrire
On regarde, extasié, médusé, le cœur battant dans la poitrine, la respiration gênée.

On ne pense plus, d’abord tous les sens sont engourdis, seule la vue demeure. Et puis, tout à coup, le cerveau reprend sa fonction, les idées se pressent, s’enflent, bouillonnent ..Va-t-il réussir? Pourvu que son moteur tienne l’effort, mais si, au milieu du canal,
le vent se mettait à souffler très fort ?

S’il allait être emporté, dériver on ne sait où ? Et ce contre-torpilleur qui à distance, à trois milles de la côte, qui ne pourra pas suivre, qui serait presque inutile en cas de chute dans la mer, qui aurait à rechercher un homme soutenu par sa ceinture de sauvetage, seul, au milieu de l’eau, car l’appareil n’est pas tout à fait comme celui de Latham…. Il ne flotterait pas, celui-là il s’enfoncerait malgré un ballonnet d’air de 150 litres placé dans le fuselage !
Il a traversé!

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