Maison Blassier,Beaussang et H.Dauteuil – La Broche

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Maison Blassier,Beaussang et H.Dauteuil –

N° 3 – La Broche

imp.Debray-Bollez,à Crèvecœur

Dos séparé – non circulé

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Dans les années 1900,l’industrie de la chaussure à MOUY est encore en plein essor, hommes, femmes et enfants de la même famille travaillent dans ces ateliers chauffés par un simple poêle à charbon, placé au beau milieu de l’atelier.

Les journées sont longues et l’horloge rythme le temps !

On est loin des 35heures d’aujourd’hui puisque les 10-12h de travail par jour sont de rigueur.

Après la guerre de 1914, les industries s’affaiblissent peu à peu et  sonne  le commencement des fermetures unes à unes de ces usines de fabrication de chaussures !



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Maison Blassier,Beaussang – Accés aux differents services

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Maison Blassier,Beaussang et H.Dauteuil –

N° 2  –  Allée de 120m donnant accès aux différents services

imp.Debray-Bollez,à Crèvecœur

Dos séparé – non circulé

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Un petit survol  des horaires de travail en France.

En 1793  l’ouvrier à 3 jours de repos par mois, il travaille 9 jours et s’arrête le 10ème, c’est ce que l’on à appelé ‘ le décadi ‘

A partir de 1841 une loi limite le temps de travail des enfants  de douze à seize ans à 12 heures par jour et de 8 heures par jour pour les enfants de huit à douze ans.

Jusqu’en 1892 on travaille encore de 10 à 12 heures par jour sans compter les heures supplémentaires.

Il faudra attendre 1900 avec la loi dite « loi Millerand » la journée de travail de 10 heures, en fixant une l’application progressive sur un délai de quatre ans.

Année 1906, enfin un vrai jour de repos hebdomadaire.

La fin de la première guerre mondiale, amènera en 1919 la semaine de quarante-huit heures et la journée de huit heures.

Loi de 1936 et le Front populaire, instituant la semaine de quarante heures et les congés payés pour tous les salariés.

1982 , Mitterrand et les 39 heures .

1998  la lois Aubry et les 35 heures.


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Maison Blassier,Beaussang et H.Dauteuil – Vue de l’Atelier

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Maison Blassier,Beaussang et H.Dauteuil –

N° 1  –  Vue de l’Atelier principal

imp.Debray-Bollez,à Crèvecœur

Dos séparé – circulé sous enveloppe

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Première carte d’une série de 6 montrant les différents ateliers  de fabrication des chaussures pour la manufacture de :

« Blassier,Beaussang et H.Dauteuil »

Manufacture  située à MOUY dans l’Oise , ville de 3.454 habitants en 1911 .

La ville de Mouy compte à cette époque pas moins de 9 manufactures ou usines de chaussures

La manufacture BATARD  ,La manufacture GARNIER la fabrique DERBERGUE , ,la fabrique LEGROS , la fabrique MIGNOT  .

Les maisons  BELLANT, BRILLARD et RABBE et bien sur la manufacture :

BLASSIER -BEAUSSANG.

Tout cela pour dire que le petit monde de MOUY ,vivait au rythme de la chaussure.

La suite aux  5 prochaines cartes !

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Paris Pittoresque – Marchande de journaux – Éditeur Künzli

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Marchande de journaux

Éditeur – Kunzli

Série Paris pittoresque

Dos simple – non circulé

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L’Éditeur, Künzli et frères.

Certainement l’une des plus grandes maisons d’édition pionnières de cartes postales.

La maison Künzli  avait son siège à Zurich depuis 1896, mais possédait aussi un atelier au 17 rue Richer à Paris.

« J’ai retrouvé aussi que les frères Künzli avaient pignon sur rue en 1909 ,au 11 et 13 rue du Sentier à Paris« 

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On leur doit bien sur les célèbres chomo-lithographies, les Gruss aus et des cartes fantaisies.

Une des  plus connue et célèbre série est certainement les chomo- lithographies montrant la poste dans plusieurs pays.

Künzli sera l’un des premiers éditeurs à fournir des cartes en phototypie, en éditant de nombreuses cartes régionales et en particulier de Bretagne.

Mais éditera aussi de nombreuses séries photographiques parmi lesquelles  quelques unes sont devenues très prisées par les cartophiles, pour n’en citer qu’une, la série « Paris pittoresque «  est certainement une très plus intéressante.

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Petit Métier – Les Ramoneurs – Éditeur Kunzli

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Les Ramoneurs

Série Paris pittoresque

Éditeur – Kunzli

Dos simple – non circulé

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Le petit ramoneur
Qui de nous n’a appris par coeur, dans son enfance, le touchant poème inspiré à Guiraud par le Petit Savoyard
Va, mon enfant, pars pour la France.
Que te sert mon amour ?… Je ne possède rien…
Qui de nous n’a fredonné le couplet célèbre de la Grâce de Dieu
Tu vas quitter notre montagne
Pour t’en aller bien loin, hélas !…
Et moi, la mère et ta compagne,
Je ne pourrai suivre tes pas…
Le héros de ces deux œuvres, c’était le petit ramoneur, le pauvre gamin venu du Piémont ou de la Savoie, et qu’on voyait passer dans les rues avec son bonnet pointu, ses jambières, sa face noire où brillait la clarté d’un regard juvénile, et, sur le dos, son lourd paquet de cordes où pendait le « hérisson ».
Eh bien, nous ne verrons plus le petit ramoneur, à Paris du moins.

Car il n’ y a plus à Paris de cheminées pour les petits Savoyards.

Le progrès et les nouveaux règlements les ont privés de leur industrie saisonnière.
Les cheminées ordinaires ne doivent plus être construites dans Paris qu’avec des tuyaux de poterie de 33 centimètres de largeur et de 5 centimètres d’épaisseur.

Or, pour débarrasser de pareilles conduites de leurs couches de suie, le hérisson suffit.
Les petits Savoyards étaient surtout occupés au « pigeonnage » des larges cheminées.

Ce travail consistait à réparer les parois de plâtre des grands coffres à l’aide d’une planchette servant à contenir le plâtre, fraîchement gâché, jusqu’à’ à ce qu’ il soit pris et qui était ensuite descellé et reporté plus haut, Le ramoneur, suspendu , dans le coffre, répétait ainsi l’ opération tout au long de la fissure, travaillant sans relâche jusqu’ à ce que l’ heure vînt de rejoindre ses petits camarades sur le grabat d’ une mansarde louée pour la saison par leur patron.
La vie de ces enfants était souvent des plus misérables ; ils devaient rapporter, le soir, le produit de leur tournée au chef de la colonie qui les avait loués dans le pays et ne les nourrissait pas toujours à leur faim.

Les coups pleuvaient dru parfois sur le corps de ces petits malheureux, si le travail avait été peu productif ou lorsqu’ ils s’étaient oubliés à musarder dans la capitale.
La tradition professionnelle voulait que le petit ramoneur, sa corvée finie, montât sur la cheminée et chantât sa petite chanson.

Nous n’entendrons plus ces mélopées qui semblaient venir du ciel comme des chants d’oiseaux.

Depuis longtemps déjà, les ramoneurs ne poussaient plus le cri du métier
A ramona
La chemina du haut en bas.
le fracas de nos rues avait couvert leurs voix.
A présent, c’est la petite silhouette elle-même qui disparaît, la petite silhouette minable et souffreteuse.
Donnons lui un souvenir, car elle emporte avec elle un peu de nos émotions d’ enfance, et nous ne saurions oublier que c’ est elle qui, la première, éveilla dans notre âme le sentiment de la pitié.

¤

« Le Petit Journal illustré du 22 Septembre 1907 »

Le Monde du petit Journal 
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