Marine nationale – Exercice – Cerf volant du capitaine Saconney

Marine nationale -exercise du cerf volant du capitaine Saconnay - Cliquez   sur la carte pour l’agrandir et en voir tous les détails

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Marine nationale – Exercice du cerf volant du capitaine Saconnay – Vue prise du poste d’observation à 150 mètres d’altitude 

éditeur ELD   ( Ernest Louis le Deley )

Dos séparé – non circulé

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Voici une carte postale ancienne pour les amoureux de la marine nationale et je sais qu’ils sont nombreux.

Orthographié Saconnay avec un « A » sur cette carte postale, Jacques Théodore Saconney naît à Turin le 18 janvier 1874, il entre en 1885 à l’école Polytechnique et ensuite pour deux ans à l’école d’application d’ Artillerie et du Génie à Fontainebleau.

Sous-lieutenant en 1897, lieutenant en 1899 et général de division en 1929 il quitte l’armée en 1934 et décède  le 14 juillet 1935 à Dijon.

 Depuis 1904, Saconney est en relation régulière avec la marine pour des essais de photo aérienne. En 1911, un nouveau problème apparaît. Du fait de l’abandon des voiliers, les marins perdent les hautes superstructures des mâts comme point d’observation et l’ennemi étant lui aussi au ras de l’eau, il devient plus difficile à déceler. Parallèlement, l’artillerie marine progresse et elle peut tirer efficacement à 10 km. Le premier qui voit ayant l’avantage, il devient nécessaire d’élever un observateur. Les avions ne sont pas encore envisageables et les ballons à gaz sont repérables, très encombrants et risquent d’être incendiés par les escarbilles des chaudières des navires.

Restent les cerfs-volants. Les essais ont lieu du 8 août au 11 septembre à bord du croiseur Edgard Quinet en Méditerranée. Le matériel mis au point à terre doit être légèrement modifié à cause de l’exiguité de la plage arrière du cuirassé d’où sont effectués les lancements. L’observateur est facilement élevé jusqu’à 500 m de hauteur, mais Saconney juge que 300 m suffisent parce qu’au-dessus l’opacité de l’atmosphère diminue la vision. Le vol est possible à peu près dans toutes les conditions de vent. Il suffit d’utiliser le vent apparent résultant du vent réel et de celui engendré par la vitesse du navire, l’Edgard Quinet, qui file 25 nœuds.

En mars 1912, Saconney exerce des marins aux ascensions humaines à Saclay. Les expériences se poursuivent sur le bâtiment « La Fourche » du 6 septembre au 20 octobre , puis en 1913 à nouveau sur le « Quinet » du 17 mai au 7 juin, cette fois au cours des grandes manœuvres navales. Quelques hauts gradés montent dans la nacelle et se déclarent enchantés. Le cerf-voliste Donzella, alors sous les drapeaux, participe lui aussi aux manœuvres. La réussite n’est qu’apparente, la commission chargée d’évaluer les essais conclut que « les cerfs-volants ne sont susceptibles d’aucune utilisation militaire pratique et qu’il n’y a pas lieu d’adopter ce matériel dans la Marine de guerre ».

Ce refus est imputable en partie aux exigences des cerfs-volistes sur la direction des navires en fonction du vent. Selon Pantenier, le système Saconney nécessitait que les cerfs-volants soient très proches les uns des autres sur le câble et ce montage compliquait le lancement sur l’espace réduit d’un navire. Finalement, la marine adopte les ballons cerf-volant pour l’observation.

Pour tout savoir sur Jacques Théodore Saconney c’est sur l’excellent site :  Cerf volant ancien 

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