Les Vosges – Un Schlitteur

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Les Vosges – Un Schlitteur

imp.Ad Weick – saint dié N° 2341

Dos séparé – non circulé ,timbre recollé .

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Encore courant il y a quelques décennies, le schlittage ne se pratique quasiment plus qu’en  dehors de manifestations folkloriques.

Les schlitteurs utilisaient une schlitte, sorte de grande luge avec de longs patins pour descendre le bois coupés ou comme le montre cette carte, d’énormes grumes de plusieurs mètres de longueur.

Le schlitteur ne pouvait compter que sur le poids de son corps et la force de ses mollets pour freiner ce chargement.

La descente était périlleuse et les accidents souvent mortels, la schlitte glissait sur un chemin des rondins ou quartiers de bois placés comme les traverses de chemin de fer et retenus par des ‘coins’ (sorte de gros piqués de bois) plantés à leurs extrémités.

Un vieux dicton !

« La schlitte tue l’homme en montant, et l’achève en descendant »

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Coutances – Viaduc de la Soulle et la ville au loin

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35  –  Coutances – Viaduc de la Soulle et la ville au loin

M.CF.L, Issy (Seine)

Dos séparé – circulé à découvert en 1906

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Ville de la Manche dans la région de base Normandie

La Soulles est le principal cours d’eau qui traverse la ville de Coutances.

C’est à la fin de l’année 1878 que naît la gare de Coutances,en 1879 la ligne est prolongée jusqu’à Dol de Bretagne ,les trains peuvent circuler de Caen -Rennes. C’est ce prolongement qui donnera naissance au Viaduc de la Soulles, que l’on peut admirer à la sortie sud de la ville

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Paris-au bord de la Seine -le pont Carrousel

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Pécheurs et badauds sont les animateurs tranquilles de ce beau cliché pris sur les bords de Seine.

En arrière plan le pont du carrousel comme vous ne pourrez plus jamais le voir, imaginé  par  l’ingénieur des ponts et chaussées Antoine Rémi Polonceau,  il fut détruit en 1936.

Ce pont était situé dans le prolongement de la rue des saints pères et aurait du s’appeler le  Pont des Saints pères, mais le jour de l’inauguration  en 1834, le roi louis Philippe Ier le baptise Pont du Carrousel.

D’une conception innovante pour l’époque, Rémi Polonceau a réussi à imposer un pont qui ne soit pas un pont suspendu.

Le pont était constitué  de trois arches égales de 47,70m , d’ouverture formées chacune de 6 fermes espacées de 2,80m, les tympans extérieurs étaient constitués d’anneaux de fonte de diamètre décroissant des piles vers le centre, anneaux qui étaient appelés par les Parisiens « ronds de serviette ».

Malgré plusieurs réparation successives le pond est trop étroit pour le trafic parisiens qui s’amplifie, il bouge et devient dangereux, on le juge aussi d’une hauteur insuffisante pour la navigation fluviale.

Enfin, toutes ces raisons sonnent la destruction de ce pont en 1936, qui sera remplacé par un nouvel ouvrage en béton, situé un peu plus en aval.

Seul rescapé de cette destruction, Les quatre statues en marbre du  sculpteur Louis Petitot qui décoraient  l’entrée sur chaque rive de l’ancien pont ,après quelques  hésitations elle seront  conservées pour décorer le nouveau pont.


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les Troubles de Limoges le 17 avril 1905

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les Troubles de Limoges le 17 avril 1905

Reste de la barricade incendiée à l’entrée de la rue l’Amphithéâtre

Dos séparé circulé à découvert le 04/05/1905

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Durant tout le mois d’avril 1905, les ouvriers céramistes vont répandre l’agitation dans la ville, protestant contre les conditions de travail difficiles et les bas salaires.

Les grèves se généralisent en même temps dans d’autres corporations, les ouvriers de la chaussure et du feutre, les imprimeurs suivront le mouvement  et feront parties des premiers à se mettre en grève.

Le 17 avril, un cortège formé après un meeting se rend à la préfecture demander la libération d’ouvriers arrêtés.

Âpres le refus du préfet et l’intervention du maire Émile labussière , les manifestants gagnent la prison départementale et en défoncent l’entrée.

Âpres de violents affrontements les ouvriers se réfugient dans le jardin d’Orsay mais les militaires ouvre le feu et prend le jardin d’assaut.

Suite à cet assaut on déplore plusieurs blessés et un mort Camille Vardelle (19 ans), ouvrier porcelainier.

Âpres les funérailles de ce jeune ouvrier suivi par des milliers de personnes, les mouvements continueront encore quelques temps mais les salariés n’obtiendront pas satisfaction sur leurs principales revendications.

Mais tous ces évènements donneront à Limoges le surnom de ville rouge au point qu’un dessin parait dans

L’assiette au beurre avec la légende .

’Faites-nous peur, Monsieur Jaurès , parlez-nous de Limoges’ ! !

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Rouen – Théâtre de PIERRE IUNK

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Né officiellement le 28 décembre 1895 au grand café boulevard des capucines à paris le cinématographe sera rendu populaire dans toute la France par des forains qui s’emparent très vite de l’invention
Le cinéma public à ROUEN prit donc naissance à la foire Saint Romain dans les baraques du Théâtre Grenier , du Théâtre  PIERRE IUNK et de la ménagerie Bridel pendant une dizaine d’année de 1896 à 1907 .

En décembre 1908 joseph Bramy commerçant de la rue Gros horloge à le premier l’idée de transformer son magasin en cinéma ce sera le premier cinéma Rouennais

D’après les recherches publiées en 1981 par Bernard LEFEBVRE (et les documents qu’il a dépouillés à Rouen), Pierre Iunk était le Directeur d’un établissement forain qui s’est régulièrement produit à la Foire St Romain de ROUEN.

L’affiche du Théâtre Pierre IUNK en 1906, imprimée à Rouen par l’Imprimerie Normande Lazarus pour le passage de l’établissement au « Champ de Foire » de la ville, montre un aspect de la façade qui paraît être exactement identique à celui du cliché de la CPA n°2 (celle qui n’est pas animée, et où l’on voit partiellement la bordure d’une pelouse/fontaine).

Il fut d’abord baptisé « Théâtre-Concert des Fantoches Parisiens » (1900 à 1902), puis « Théâtre Pierre IUNK / Concert des Fantoches Parisiens » (1904), puis « Théâtre Pierre IUNK » tout court en 1906.

Toutes ces années, ce « Théâtre » présenta en fait -entre autres attractions nouvelles et comme plusieurs de ses confères forains (Théâtre Grenier, Cinéorama électrique, Le Grand Palais des Cinématographes électriques, Théâtre Aérogyne, Palais des Fantoches, Ménagerie Poisson, Grande Ménagerie Bidel…)- des petits films précurseurs dont beaucoup étaient des « visions animées des artistes célèbres » de l’époque.
Je pense donc que voici la preuve irréfutable que le cliché de cette CPA, s’il n’est pas forcément pris à Rouen (c’est seulement probable…) fut en tous cas visible par les Rouennais qui lorgnèrent les affiches en 1906 !!!

Quant à l’autre cliché, le plus beau à mon sens, seul un détail permettrait d’orienter les recherches de localisation : l’indication du film (?) annoncé à droite, et dont le titre est « La vie de Moïse ».

Mon constat actuel : je n’ai pas repéré ce titre dans la lite des programmes que le Théâtre Pierre IUNK auraient présenté lors de l’un ou l’autre de ses passages à Rouen, entre 1900 et 1906.
Le Théâtre Pierre IUNK était entièrement éclairé à la lumière électrique (dont le projecteur) par une machine de 30 chevaux de force (sic). Cette machine est visible sur le cliché 2, sous la forme d’une « locomobile », grosse machine à vapeur actionnant sans doute ici une dynamo.
-Le mot « cinématographe figure bien sur le fronton orné planté au sommet de la « loge ».



Merci à Yve.B
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