CPA – L’histoire des Halles Centrales de Paris en 1900

Les Halles Centrales - Cliquez sur la carte pour l’agrandir et en voir tous les détails

Paris – Les Halles Centrales

éditeur B.P Déposé

Le verso (dos) est publicitaire : Aux Voyageurs Articles de voyages ,Maroquineries Fine VICTOR FAHY – 53 Boulevard de Strasbourg Paris

Dos séparé – circulé à découvert en 1907

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Voila ce que l’on pouvait lire en 1900 sur les Halles Centrales de Paris.

L’origine des Halles remonte au milieu du XII siècle (1137) ; Louis VI avait crée un marché au blé.Des 1183 Philippe Auguste créait une foire permanente.

Philippe le Bel donna aux constructions une certaine extension ; achevées en 1320 et reconstruites une 1er fois de 1543 à 1572.

Elles comprenaient alors des galeries couvertes et des parties à ciel ouvert ; dans les 1er on vendait les draps, Toiles, Cuirs, Sel , la Marée , les Vins.

Ces anciennes halles ont été remplacées par les halles actuelles, construites de 1854 à 1868 , par Baltard, et comprenant 10 pavillons reliés par des voies couvertes.

La superficie des 10 pavillons est de 25 272 M2, les voies couvertes de 9045 M2, l’ensemble de 34317 M2 .

  Autour des halles se tient le Carreau forain sur une superficie découverte d’environ 32000 M2, ce qui porte à 66317 M2 la superficie totale.

3 pavillons entiers et 3 demi-pavillons sont affectés aux ventes en gros des viandes, de volaille et du Gibier ,de la Triperie, des Primeurs, du Poisson, des huitres, du Beurre, des Œufs et du Fromage.

Le surplus est réservé aux ventes au détail des mêmes denrées. Le carreau Forain est spécialement affecté aux fruits et légumes.

Les denrées vendues dans les pavillons sont expédiées des départements, de l’Algérie et des Colonies.

Toutes les Marchandises reçues au Carreau Forain sont amenées par voitures des communes du départements de la Seine et de la grande Banlieue.

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Voilà une première partie de l’histoire des Halles Centrales de Paris, la suite avec une autre Carte Postale sera intéressante avec des détails et des explications très précises des conditions de vente du Carreau des Forains, de la législation, des mandataires et plein d’autres renseignements de 1900 sur les halles Centrales.

 

 

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Plan et Théâtre du Vaudeville – le Paris de 1900

Théâtre du Vaudeville - Cliquez sur la carte pour l’agrandir et en voir tous les détails

48  – Paris – Théâtre du Vaudeville

éditeur ER Paris

Dos séparé circulé à découvert en 1907

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Installé à l’angle du Boulevard des Capucines et de la rue de la Chaussée-d’Antin, ce théâtre du Vaudeville est inauguré en 1869, il est l’œuvre de l’architecte Auguste Magne.

Il connaîtra ses jours de gloire et de grands succès avec des pièces comme « la Douloureuse de Maurice Donnay , Maman Colibri d’Henry Bataille, bien sur Madame Sans Gênes de Victorien Sardou et bien d’autres pièces qui en feront un théâtre incontournable de l’époque.

Sur la façade trois médaillons avec les bustes de Collé, Scribe et Désaugiers, et 4 cariatides de Salmson symbolisant « la folie, la musique, la satire et la comédie..

En 1927, le cinéma Paramount prendra sa place au grand désespoir des passionnés du Théâtre du boulevard.

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Voici le plan intérieur de la salle comme si vous vouliez réserver une place pour Madame Sans Gênes, à vous de choisir selon vos moyens !

Plan de la salle du théâtre du vaudeville - Cliquez sur la carte pour l’agrandir et en voir tous les détails

 

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Paris -La Rue des Pyramides et la statue de Jeanne d’Arc

Rue des pyramides - Cliquez sur la carte pour l’agrandir et en voir tous les détails

Paris  (1er)   –   La Rue des Pyramides et la statue de Jeanne d’Arc

éditeur L.L ( qui était les initiale de Lévy Lucien et Fils)

Dos séparé – circulé à découvert

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Non, ce n’est pas un autobus Mercedes , mais le sigle de la marque des radiateurs Radiateur Goudard et Menesson.

Autobus Radiateur Goudard et Menesson

Trop souvent on a tendance à baptiser  » De Dion-Bouton tous les autobus parisiens équipés du célèbre radiateur centrifuge trois branches inventé par Goudart et Menesson .

En fait ce radiateur fut monté le plus souvent sur des Schneider et seulement sur les autobus De Dion- Bouton DA.

Au cours de l’été 1914 la mobilisation générale eut pour première conséquence de vider les rues parisiennes de leurs autobus .

Les mille véhicules en services à cette époque furent réquisitionnés en partie pour assurer le ravitaillement en viande fraiche pour les troupes du front .

Le personnel des ateliers de la CGO transformèrent les autobus Schneider et de Dion-Bouton en  » voitures à viandes  » !!! On remplaça les vitres par de la toile métallique , à l’intérieur , banquettes , stores , panneaux étaient démontés et on installait à leur place des barres de fer auxquelles étaient fixés des crochets pour suspendre les quartiers de viande .

Ils se révélèrent extrêmement utiles pour le ravitaillement des unités combattantes .

Chaque autobus pouvait transporter 1800 kg de viande correspondant à 3600 rations .

Cela permettait d’alimenter en viande fraiche un régiment comprenant 3 bataillons de 1000 hommes . Il fallait donc 12 autobus par corps d’armée .

Avec 250 autobus les 20 corps de première ligne se trouvèrent normalement ravitaillés en viande . 

  Le reste des autobus furent affectés au transports des blessés et , accessoirement , au transport rapide des troupes montant au front .

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Le texte intégral sur l’histoire des autobus sur l’excellent site : LE PIÉTON DE PARIS 

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Carte postale de Paris – La rue de Rivoli en 1910 et les taxis

La Rue de Rivoli - Cliquez sur la carte pour l’agrandir et en voir tous les détails

51   Paris – La Rue de Rivoli prise du Ministère de la Marine

éditeur L.L ( qui était les initiale de Lévy Lucien et Fils)

Dos séparé – circulé à découvert en 1910

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Cette carte de la rue de Rivoli a au départ tout pour être une carte de valeur (pécuniairement, je m’entends bien sur ), des belles voitures d’époque, une bonne qualité d’image façon éditeur LL, une belle animation prise sur le vif et ce qui ne gâche rien un demi gros plan sur les voitures.

Et bien avec tous ces bons repères de cartophilie, cette carte ne vaut pas plus de 3 ou 4 euros (et encore je suis généreux), alors je voudrais dire aux petits marchands des vides greniers et autres vendeurs occasionnels de ne pas prendre comme argent comptant des critères de valeur de vente que l’on retrouve sur beaucoup trop de forums, ceci afin de ne plus m’entendre dire dans quelques mois :

« c’est une belle carte d’époque en plus elle est écrite et il y a un gros plan sur la voiture… 15 euros pour une carte comme ça ce n’ait pas cher  » et c’est les prix sur internet …!

Après ça allez dire au vendeur que vous lui donnez 2 ou 3 euros car cette carte est très connue et a été éditée en très grand nombre, j’ai déjà essayé et presque à chaque fois quand je tournais les talons , j’entendais ce genre de réflexion ..

« Il n’y connaît rien et il fraudait presque lui donner gratuitement » ! … alors maintenant je passe mon chemin sans même essayer de donner un prix !

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Plan et Théatre Sarah-Bernhardt – Place du Châtelet – Paris

théâtre Sarah-Bernhardt - Cliquez sur la carte pour l’agrandir et en voir tous les détails

 Paris -Place du Châtelet – Théâtre Sarah-Bernhardt 

éditeur – Aqua Photo – L.V & Cie

Dos séparé – non circulé

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Cette carte nous montre en plus du Théâtre Sarah-Bernhardt  ce que pouvait être la circulation dans Paris dans les années 1900.

  Au premier plan un tramway à l’impérial, juste derrière un omnibus à traction hippomobile, à sa droite un fiacre qui passe juste derrière un impérial à demi caché par un attelage de livraison qui vient certainement de croiser une automobile et un Vélocipède (ouf).

Quelques chiffres début 1900.
Environ 256 Millions de Voyageurs transportés par les Omnibus

Environ 62 millions de Voyageurs transportés par les Tramways

Environ 99000 Cochers inscrits à la Préfecture de Police

Environ 13800 automobiles dans Paris et plus de 40000 Vélocipèdes déclarés.

Mais revenons à la place du châtelet et de son Théâtre Sarah-Bernhardt.

Reconstruit à l’identique en 1874 après un incendie du Théâtre de la Ville en 1871 lors des événements de la Commune, le théâtre sera rebaptisé de nombreuses fois de : Théâtre-Lyrique-Dramatique en 1874, Théâtre-Historique en 1875 et théâtre des Nations en 1879.

    Mais en 1892 Sarah-Bernhardt obtient le bail de la Ville de Paris et le renomme à son nom.

Après le décès de Sarah-Bernhardt le 26 mars 1923, le théâtre connaitra plusieurs directeurs et sous l’occupation allemande en raison des origines juives de Sarah-Bernhardt le théâtre Sarah-Bernardt sera renommé « théâtre de la Cité »,

Après la guerre, le théâtre reprendra le nom  « Sarah-Bernhardt »  » Théâtre de la Ville« 

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Un petit plus avec le plan intérieur du théâtre Sarah-Bernardt en 1900 ,cliquez sur l’image pour en voir tous les détails.

Plan du Théâtre- Sarah-Bernhardt - Cliquez sur la carte pour l’agrandir et en voir tous les détails


 

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