SOUVENIR des HALLES CENTRALES de PARIS

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Carte Photos Paris 1906 – SOUVENIR HALLES CENTRALES

Dos séparé – Circulé à découvert

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LES FORTS DES HALLES
Sept cent dans les années 1900, « les Forts des Halles » ne doivent pas être confondus avec les trois milles femmes et hommes qui s’adonnent au portage à l’aide d’une hotte (bénitier) ou de chariots (diables) des achats jusqu’aux véhicules de leurs clients.
Ce travail est aussi aléatoire que les ressources qu’il procure au prix pourtant de gros efforts. N’est pas « Fort des Halles » qui veut.
Il faut mesurer 1.70 m et porter une manne de 200 KG sur plus de 50 mètres et être natif d’Auvergne ou de Savoie.
Ils transportent sur leur dos en moyenne 20 tonnes par jour.


§


« Le cadran lumineux de Saint-Eustache pâlissait, agonisait, pareil à une veilleuse surprise
par le matin.
Chez les marchands de vin, au fond des rues voisines, les becs de gaz s’éteignaient
un à un, comme des étoiles tombant dans de la lumière.

Et Florent regardait les grandes Halles sortir de l’ombre, sortir du rêve, où il les avait vues, allongeant à l’infini leurs palais à jour.

Elles se solidifiaient, d’un gris verdâtre, plus géantes encore, avec leur mâture prodigieuse, supportant les nappes sans fin de leurs toits.

Elles entassaient leurs masses géométriques ; et, quand toutes les clartés intérieures furent éteintes, qu’elles baignèrent dans le jour levant, carrées, uniformes, elles apparurent comme une machine moderne, hors de toute mesure, quelque machine à vapeur,quelque chaudière destinée à la digestion d’un peuple, gigantesque ventre de métal, boutonné,rivé, fait de bois, de verre et de fonte, d’une élégance et d’une puissance de moteur mécanique,fonctionnant là, avec la chaleur du chauffage, l’étourdissement, le branle furieux des roues. »

Extrait du « le ventre de Paris » d’Emile Zola 
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2 réflexions sur « SOUVENIR des HALLES CENTRALES de PARIS »

  1. Bonjour, bien n’étant pas natif de ces deux départements, j’ai été fort des halles de 1960 à 1965 à Paris, juste avant d’effectuer mon service militaire obligatoire.
    J’ai été employé par les établissements BLANC au début de la rue Saint-Denis et ensuite par les établissements PIZZANO Furio pratiquement en face.
    Le travail était effectivement très dur, une douzaine d’heures coupée par une pause plus ou moins élastique pour casser une croute au milieu de la nuit.
    Toute la manutention était exclusivement manuelle. Après mon service militaire, j’i gouté aux transports déménagements spécialité coffres forts et pianos en tout genre et bien qu’usé physiquement, je n’en suis pas mort.
    Je suis heureux d’avoir vécu cette période riche en travail, en amitiés, et je ne regrette pas ce travail très dur vécu au milieu d’une grande camaraderie.
    Je pense que ceux qui, comme moi,ont vécu cette période ne regrette rien!

  2. Bonjour et merci pour votre témoignage
    personnellement j’étais tapissier et ce sont les canapés, lits et matelas que je montais au 6é étage des beaux immeubles parisiens et tout cela par l’escalier de service pour ne pas abîmer les beaux escaliers en marbre…moi aussi je ne regrette rien de cette époque par contre terminé les déménagements …Le dos est foutus
    Cartophilement
    Pascal

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