Premier Bataillon de Chasseurs à pied – Fête de la Sidi-Brahim – Anciens Chasseurs Français et étrangers

Chasseurs à pied - fête de la Sidi-Brahim - Cliquez sur la carte pour l’agrandir et en voir tous les détails

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Premier Bataillon de Chasseurs à pied – Fête de la Sidi-Brahim – Anciens Chasseurs Français et étrangers
Gillot éditeur à Chavanges – Aube
Dos séparé – circulé à découvert en 1907
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Le 22 septembre1845. une colonne française, composée de 355 chasseurs à pied et de 80 hussards, fut attaquée par les soldats d’Abd-el~Kader. Un premier engagement eut lieu aussitôt, mais nos soldats étaient en trop petit nombre pour vaincre. Ecrasés par une masse d’ennemis qui grossissait toujours, c’est à peine si une dizaine d’entre eux, parmi lesquels se trouvait le capitaine Dutertre survécurent au carnage; ils furent emmenés prisonniers par les Arabes.
C’était là le premier épisode du combat de Sidi-Brahim
Peu après, les soldats français qui formaient l’arrière-garde de la colonne, chargés de la garde des bagages, furent attaqués à leur tour; ils parvinrent à gagner le marabout de Sidi-Brahim et, dans ce fort improvisé, ils résolurent de vendre chèrement leur existence à l’ennemi.
C’est à ce moment que Lavayssière, qui était alors caporal, monta au sommet du marabout, un drapeau à la main, drapeau composé d’une ceinture rouge, d’un mouchoir blanc et d’un mouchoir bleu, et, sans se soucier des balles qui pleuvaient autour de lui, le planta en criant : « Vive la France ! »
A trois reprises, les Arabes tentèrent d’enlever le marabout à l’assaut ; trois fois ils furent vigoureusement repousses; alors, ils pensèrent qu’en amenant leurs prisonniers devant les assiégés et en les menaçant de mort devant eux, ils forceraient ces braves à capituler.
Le capitaine Dutertre fut le premier qu’on conduisit ainsi, entre deux cavaliers qui l’escortaient le sabre au poing,
Mais loin d’engager ses compagnons d’armes à se rendre, le capitaine s’écria ;
« Mes amis, ne vous inquiétez point de mon sort; ne vous rendez pas et mourez tous s’il le faut ! »
Peu d’heures après, le capitaine Dutertre était décapité. Pendant ce temps, les assiégés résistaient toujours, mais la faim et la soif les accablaient. Du reste, ils n’espéraient plus êtres secourus. C’est alors qu’ils prirent la résolution de sortir du marabout. Ils s’élancèrent vigoureusement sur leurs ennemis et les culbutèrent ; mais le nombre des Arabes ne cessait de croître, et bientôt comme ils atteignaient Djemma, ils furent entourés, cernés, chargés. Huit de nos soldats seulement revinrent du combat de Sidi-Brahim, parmi eux se trouvait le caporal Lavayssière il fut nommé sergent et décoré de la légion-d’Honneur. 

 

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